Bernie Sanders s'en prend à la direction du Parti démocrate
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Bernie sanders critique la direction du parti democrate
ALEX GALLARDO
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Bernie sanders critique la direction du parti democrate
ALEX GALLARDO
par John Whitesides
WASHINGTON (Reuters) - A deux semaines du dernier grand rendez-vous de la primaire démocrate, Bernie Sanders a haussé le ton, accusant les élites du Parti de se couper des catégories populaires et désavouant la présidente du Comité national du parti.
Le sénateur du Vermont, distancé par Hillary Clinton, a également réitéré ses critiques contre le système des "super délégués", élus du parti libres de leur choix qui, dit-il, ont "adoubé" l'ex-secrétaire d'Etat en faisant savoir très tôt qu'ils la soutiendraient.
Depuis le début des primaires, le 1er février dans l'Iowa, le partisan d'un "socialisme démocratique" s'est imposé dans 20 Etats, Hillary Clinton l'a emporté elle dans 24 Etats. Dans la course aux délégués, qu'elle domine largement, l'ex-sénatrice de New York semble assurée de décrocher les 2.383 voix qui lui seront nécessaires pour obtenir en juillet l'investiture du parti lors de la convention de Philadelphie.
Six Etats, dont la Californie et le New Jersey, n'ont pas encore voté - ce sera chose faite le 7 juin prochain. Le district fédéral de Columbia fermera le ban une semaine plus tard.
Mais les délégués étant attribués à la proportionnelle, il n'est guère probable que Sanders puisse combler son retard et Clinton se présente désormais comme la candidate présumée du Parti démocrate, axant de plus en plus sa campagne sur le républicain Donald Trump en vue de l'élection présidentielle du 8 novembre.
Le sénateur du Vermont, même s'il reconnaît l'ampleur de la tâche qui l'attend, affirme pourtant qu'il peut encore l'emporter et ignore les appels de responsables démocrates qui estiment qu'en se maintenant dans la course, il fait le jeu du Parti républicain en affaiblissant Clinton.
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RAMENER LE PARTI VERS LA GAUCHE
L'inquiétude est montée d'un cran dans les rangs démocrates avec la publication, dimanche, d'un sondage Washington Post-ABC News dans lequel l'homme d'affaires new-yorkais passe devant Clinton avec 46% des intentions de vote contre 44%. En mars, l'ex-Première dame le devançait encore de neuf points.
Diffusé le même jour, un sondage NBC News/Wall Street Journal ne donne plus que trois points d'avance à Clinton (46% contre 43%) quand elle en avait onze en avril. En cas de duel Sanders-Trump, ce même sondage crédite le sénateur du Vermont de 54% des intentions de vote contre 39% seulement pour le milliardaire new-yorkais.
Sanders veut en finir avec les "super délégués", un système qu'il juge antidémocratique. Il a réaffirmé dimanche que leur empressement à soutenir Clinton avant même le début des primaires équivalait à un "processus d'adoubement" de sa rivale.
S'il est élu, a-t-il annoncé au cours du week-end, il ne reconduira pas Debbie Wasserman Schultz, élue de Floride à la Chambre des représentants, à la présidence du Comité national démocrate, qu'il accuse de parti pris en faveur de Clinton, et a apporté son soutien à Tim Canova, qui lui conteste l'investiture de candidat du parti en Floride.
En restant dans la course jusqu'à Philadelphie, Sanders veut aussi peser sur les orientations politiques d'un parti auquel il reproche de s'être éloigné des classes populaires. Si Clinton, ne se rapproche pas de son programme de lutte contre les inégalités de revenus et les excès de Wall Street, a-t-il dit, "elle va avoir des problèmes".
"Je ne veux pas qu'entre deux maux le peuple américain ait à choisir le moindre. Je veux que le peuple américain vote pour une vision de justice économique, sociale, environnementale, raciale", a-t-il dit dimanche sur ABC.
"Franchement, ce que fait le Parti démocrate, c'est courir de villa en villa et collecter des sommes d'argent obscènes auprès des riches. Ce que nous devons faire, c'est dire aux classes populaires: nous sommes à vos côtés."
(Henri-Pierre André pour le service français)
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