Barack Obama auprès des survivants du Pulse
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Barack obama va se rendre aupres des survivants de la tuerie d'orlando
© Carlos Barria / Reuters
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Barack obama va se rendre aupres des survivants de la tuerie d'orlando
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par Roberta Rampton
WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama se rend ce jeudi à Orlando, dans le centre de la Floride, auprès des survivants du massacre du Pulse, réendossant le costume de "consolateur en chef" d'une nation plongée dans le traumatisme.
Une nouvelle fois, le président démocrate va aller au devant de victimes d'une tuerie de masse, cette fois la plus meurtrière du genre dans l'histoire du pays. Affirmant agir au nom de l'organisation djihadiste Etat islamique (EI), Omar Mateen a tué 49 personnes et en a blessé 53 autres dans cette boîte de nuit de la communauté homosexuelle d'Orlando avant d'être abattu dimanche à l'aube par les unités d'élite des forces de police.
"Ce sera je pense un déplacement empreint d'émotion", a déclaré le porte-parole de la Maison blanche, Josh Earnest. "Le président sait qu'il est un symbole du pays tout entier. Mais il lui serait impossible de ne pas être personnellement affecté par ce genre de rencontre", a-t-il poursuivi.
D'après les données compilées par le site Mother Jones, quelque 29 tueries de masse, faisant quatre morts et plus, se sont produites aux Etats-Unis depuis l'entrée d'Obama à la Maison blanche, en janvier 2009. Au total, elles ont coûté la vie à 281 personnes et fait près de 250 blessés.
Obama a confié à plusieurs reprises que le massacre commis le 14 décembre 2012 dans une école élémentaire de Newtown, dans le Connecticut, avait été le jour le plus sombre de sa présidence. Ce jour-là, 20 enfants et six adultes étaient tombés sous les balles d'un jeune homme de vingt ans, Adam Lanza, qui avait mis fin à ses jours.
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Après cette tuerie, le président démocrate avait tenté de réformer la législation fédérale, avec davantage de vérification des antécédents des acheteurs d'armes et une interdiction accrue de certains types d'armes de guerre. Mais le texte avait été repoussé par le Sénat et Obama avait dénoncé le rôle exercé par la National Rifle Association (NRA), le lobby des armes à feu.
UNE "ROUTINE"
Le sujet est régulièrement revenu depuis dans le débat politique, et Obama s'est régulièrement rendu auprès de familles endeuillées. En décembre dernier, il a rencontré les proches des victimes de la tuerie de San Bernardino, en Californie, où un couple ayant lui aussi fait allégeance à l'Etat islamique a tué 14 personnes.
Obama est aussi allé au Texas, en Arizona, dans le Colorado ou en Caroline du Sud, où il avait rendu il y a un an un hommage vibrant et émouvant aux neuf victimes de l'Emanuel African Methodist Episcopal Church de Charleston, tous membres de la communauté noire, abattus par un jeune suprémaciste blanc, Dylann Roof. Il avait entonné a capella le cantique chrétien "Amazing Grace", devenu un symbole de la lutte contre la ségrégation.
Mais ainsi qu'il le relevait avec colère et lassitude après une autre tuerie, en octobre de l'année dernière sur un campus de l'Oregon, "c'est devenu une routine". "Ces informations sont une routine, ma réponse ici, à cette tribune, finit par devenir une routine", avait-il ajouté.
"C'est un choix politique que nous faisons en tolérant que cela se produise tous les mois en Amérique", avait poursuivi Obama, déplorant la responsabilité collective et l'inaction face à la question des violences par armes à feu.
En janvier, à l'orée de son ultime année à la Maison blanche, Obama a relancé son initiative visant à renforcer le contrôle des antécédents des acheteurs d'armes à feu aux Etats-Unis et estimé que les exemptions actuellement accordées pour les ventes dans les foires ou sur internet n'avaient aucun sens.
"A chaque fois que je pense à ces gamins, cela me rend fou de rage", a-t-il ajouté, saisi par l'émotion et essuyant des larmes coulant sur ses joues à cette nouvelle évocation du drame de Newtown.
La tuerie d'Orlando, en pleine campagne électorale, a inévitablement relancé le débat sur les armes à feu.
L'enquête a révélé qu'Omar Mateen, alors même qu'il avait été l'objet d'enquêtes du FBI pour des liens potentiels avec des groupes islamistes armés, avait pu se procurer un fusil d'assaut.
Le massacre, a déclaré Obama, rappelle une fois de plus "combien il est facile pour quelqu'un de mettre la main sur une arme qui lui permet de tuer des gens dans une école ou dans un lieu de prière ou dans un cinéma ou dans un night-club".
"Nous devons décider si c'est ce genre de pays que nous voulons être", a-t-il ajouté.
(avec Timothy Gardner; Henri-Pierre André pour le service français)
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