Les Britanniques se prononcent sur leur appartenance à l'UE
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Jour de vote pour ou contre l'ue
NEIL HALL
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Jour de vote pour ou contre l'ue
NEIL HALL
par Elizabeth Piper
LONDRES (Reuters) - Les Britanniques se prononcent sur l'avenir de leur pays au sein de l'Union européenne à l'occasion, jeudi, d'un référendum qui a donné lieu à une âpre campagne, marquée par de profondes divisions et le choc de l'assassinat d'une députée travailliste en faveur du maintien au sein de l'UE.
Sous la pression du Parti conservateur au pouvoir et de la montée en puissance de la frange anti-européenne qui le traverse, le Premier ministre, David Cameron, a été à l'initiative de ce référendum, espérant mettre un terme à des décennies de débat relatif à la place de la Grande-Bretagne en Europe et à ses liens avec Bruxelles.
La plupart des enquêtes d'opinion placent les camps du "Leave" et du "Remain" au coude à coude au terme d'une campagne dominée par les thèmes de l'immigration et de l'économie.
Les deux dernières en date, publiées mercredi soir, semblent cependant suggérer une balance qui penche en faveur du maintien dans l'Union européenne, ce qui s'est traduit par une hausse de 0,6% de la livre par rapport au dollar, qui, à 1,4847, se traite à son plus haut de l'année face au billet vert.
Une enquête téléphonique menée par l'institut ComRes pour le compte du Daily Mail et de la chaîne de télévision ITV montre que le camp du "Remain" est crédité de 48% des intentions de vote, contre 42% pour les partisans du "Leave".
Un précédent sondage de ComRes, pour le quotidien The Sun, avait donné le 14 juin une avance limitée à un point pour les partisans d'un maintien au sein de l'Union européenne.
Publié par The Times, un sondage YouGov donne de son côté le camp du "In" à 51% contre 49% pour les tenants d'une sortie de l'UE. Une précédente enquête YouGov menée pour le même journal avait placé le camp du "Out" en tête.
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Cependant, un sondage Opinium publié plus tôt mercredi a crédité le camp des partisans d'une sortie de l'UE d'un point d'avance sur ceux du maintien.
Les partisans d'une rupture avec l'UE estiment que l'économie du pays bénéficierait d'un "Brexit" tandis que David Cameron a dit qu'une telle issue provoquerait un chaos financier.
Investisseurs, courtiers et entreprises se préparent à une forte volatilité sur les marchés financiers, quel que soit le résultat du vote.
Tout dépendra de la participation, les jeunes Britanniques étant vus comme étant de plus chauds partisans de l'Union européenne que leurs aînés mais moins enclins à se rendre aux urnes.
PROFONDES DIVISIONS
Mercredi, les deux camps ont jeté leurs dernières forces dans la bataille pour tenter de faire basculer les indécis, qui détiennent l'une des clefs du scrutin.
L'issue de cette consultation, sur fond de montée de l'euroscepticisme à l'échelle continentale, déterminera aussi l'avenir de la construction européenne. Et une victoire du Brexit serait de nature à déclencher une tempête sur les marchés financiers, déjà très nerveux.
"C'est très serré, nul ne sait ce qui va se passer", déclare David Cameron mercredi dans le Financial Times. Même en cas de victoire du "Remain", le Premier ministre britannique pourrait éprouver des difficultés à rassembler un parti tory déchiré, voire à conserver son poste.
Les enquêtes d'opinion ont dressé le tableau d'une Grande-Bretagne profondément divisée, avec de grandes différences entre les personnes âgées et les plus jeunes et entre une Ecosse et une ville de Londres pro-européennes et un centre du pays eurosceptique.
Quel que soit le résultat du vote, l'accent mis au cours de la campagne sur l'immigration en Grande-Bretagne, en forte hausse ces dernières années, pourraient accentuer les fractures d'un pays également marqué par creusement de l'écart de richesse entre les pauvres et les plus fortunés.
Le vote se tient une semaine jour pour jour après le meurtre de la députée travailliste Jo Cox, qui militait pour le maintien. Depuis sa mort, certains instituts de sondage font état d'une progression du "In", mais les intentions de vote restent extrêmement serrées et l'écart entre les deux camps se situe souvent dans la marge d'erreur.
Jeudi, les bureaux, ouverts dès 05h00 GMT, fermeront à 21h00 GMT. L'institut de sondage YouGov a prévu de livrer immédiatement une première estimation qui sera diffusée sur SkyNews.
Les grands diffuseurs n'ont en revanche pas prévu de réaliser leur propre sondage sortie des urnes, la marge d'erreur étant à leurs yeux trop importante face à un résultat qu'on annonce serré.
Des premiers résultats partiels et les chiffres de la participation seront connus dans la nuit à partir de 01h00 GMT. Le résultat officiel ne devrait être proclamé que vendredi matin, sans doute après 06h00 GMT.
(Eric Faye, Henri-Pierre André, Nicolas Delame, Jean-Philippe Lefief et Benoît Van Overstraeten pour le service français)
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