Les réactions au Royaume-Uni au référendum sur le Brexit
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David cameron annonce sa demission
STEFAN WERMUTH
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David cameron annonce sa demission
STEFAN WERMUTH
LONDRES (Reuters) - Principales réactions au Royaume-Uni au vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne lors du référendum du jeudi 23 juin.
DAVID CAMERON, Premier ministre:
"Je ne crois pas qu'il soit opportun que je sois le capitaine qui mènera notre pays vers sa prochaine destination.
"Les négociations (sur la sortie de l'UE) doivent débuter sous la direction d'un nouveau Premier ministre (...) qui devrait être désigné lors de la conférence du parti conservateur en octobre.
"Le nouveau Premier ministre devra choisir à quel moment il sera opportun d'invoquer l'article 50 du Traité européen de Lisbonne."
BORIS JOHNSON, chef de file du camp pro-Brexit, ancien maire de Londres et favori pour succéder à David Cameron à la tête du parti conservateur et au poste de Premier ministre:
"Les responsables politiques devraient remercier le peuple britannique.
"Les Britanniques ont voté pour reprendre le contrôle à une UE trop opaque. Il n'y a aucune raison de faire partie d'un système de gouvernement fédéral basé à Bruxelles.
"Je crois que nous avons une opportunité fantastique: nous pouvons adopter nos lois et déterminer nos impôts entièrement en fonction des besoins de l'économie britannique.
"Rien ne changera à court terme. Il n'y a aucune raison de se précipiter à invoquer l'article 50 (du traité européen)."
JEREMY CORBYN, chef du parti travailliste (opposition):
"Beaucoup de gens en ont assez des coupes budgétaires, assez de la dislocation économique et sont très en colère de la façon dont ils ont été trahis et marginalisés par les gouvernements successifs dans les régions les plus pauvres du pays.
"L'article 50 doit être invoqué dès à présent pour que nous puissions négocier la sortie de l'Union européenne."
NIGEL FARAGE, chef du parti anti-européen Ukip:
"L'UE est en train d'échouer, l'UE est en train de mourir.
"J'espère que nous avons fait sauter la première brique du mur. J'espère que c'est le premier pas vers une Europe des nations souveraines."
NICOLA STURGEON, Première ministre écossaise et chef du parti nationaliste:
"Il va de soi que l'option d'un second référendum sur l'indépendance de l'Ecosse doit être sur la table et qu'elle est sur la table.
"L'Ecosse a envoyé un message fort et sans équivoque sur sa volonté de rester au sein de l'UE.
"Il est de mon devoir de garantir notre place dans l'UE et dans le marché commun."
ALEX SALMOND, ancien Premier ministre et dirigeant indépendantiste écossais, sur Sky News:
"La chose intelligente à faire pour l'Ecosse serait de ne jamais quitter l'Union européenne."
MARTIN MCGUINESS, vice-Premier ministre d'Irlande du Nord, qui s'est exprimée en faveur du maintien dans l'UE, et dirigeant du Sinn Fein, partisan de la réunification de l'Irlande, à la radio publique irlandaise RTE:
"Le gouvernement britannique n'a désormais plus de mandat démocratique pour représenter les habitants d'Irlande du Nord dans les futures négociations avec l'Union européenne et je crois que l'organisation d'un 'référendum sur la frontière' est un impératif démocratique."
ARLENE FOSTER, Première ministre d'Irlande du Nord et chef du Parti unioniste pro-britannique:
"Les appels à la tenue d'un référendum sur la réunification de l'Irlande sont opportunistes.
"Il n'y a aucune chance, même s'il y avait une consultation sur la frontière, que celle-ci soit en faveur d'une Irlande unifiée."
(Bureau de Londres; Tangi Salaün pour le service français)
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