Washington exprime son soutien à Ankara, le monde s'inquiète
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Washington exprime son soutien a ankara, le monde s'inquiete
HUSEYIN ALDEMIR
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Washington exprime son soutien a ankara, le monde s'inquiete
HUSEYIN ALDEMIR
WASHINGTON (Reuters) - Les Etats-Unis ont invité les Turcs samedi à soutenir leur président, Recep Tayyip Erdogan, et son gouvernement après une tentative de coup d'Etat militaire qui suscite l'inquiétude dans le monde entier.
Le président américain, Barack Obama, et le secrétaire d'Etat, John Kerry, considèrent "que toutes les parties en Turquie doivent soutenir le gouvernement démocratiquement élu, faire preuve de retenue, éviter la violence et les effusions de sang", dit la Maison blanche dans un communiqué.
Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2003, est souvent taxé d'autoritarisme en Turquie et sa politique étrangère lui a valu de nombreuses crises diplomatiques, notamment avec Israël, l'Iran, la Russie et l'Union européenne.
Ankara reste toutefois un allié essentiel des Etats-Unis, qui utilisent la base turque d'Incirlik dans le cadre de la lutte contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) et la cite souvent en exemple dans le monde musulman, malgré des atteintes à la liberté d'expression.
Washington a toutefois reproché ces dernières années à la Turquie de ne pas faire le nécessaire pour combattre l'EI en Syrie. Erdogan s'est quant à lui indigné du soutien des Etats-Unis aux rebelles kurdes syriens proches des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
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Hillary Clinton, candidate démocrate à l'élection présidentielle du 8 novembre, a elle aussi exprimé son soutien au gouvernement turc et a dit suivre les événements "avec une grande inquiétude".
A Berlin, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffan Seibert, a déclaré que "l'ordre démocratique d(evai)t être respecté" et que tout devait "être fait pour protéger les vies humaines".
A Paris, le ministère des Affaires étrangères a appelé "à éviter toute violence et à respecter l'ordre démocratique".
Donald Tusk, président du Conseil européen, et Federica Mogherini, porte-parole de la diplomatie européenne, qui se trouvent en Mongolie pour un sommet du dialogue Europe-Asie, ont réclamé le respect de l'ordre constitutionnel.
"La Turquie est un partenaire clé pour l'Union européenne. L'UE soutient pleinement le gouvernement élu, les institutions du pays et l'état de droit", a déclaré Donald Tusk.
"La stabilité, la démocratie et la sécurité sont des priorités pour le peuple turc", a dit quant à lui Mohammad Javad Zarif, chef de la diplomatie iranienne, sur Twitter.
La Chine a souhaité le rétablissement de l'ordre et de la stabilité au plus vite, par la voix de son ministère des Affaires étrangères.
Moscou et Tokyo ont également exprimé leur inquiétude par les voix de Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, et du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui a dit "espérer que la situation se normalisera rapidement et que la paix et l'ordre seront restaurés".
Boris Johnson, nouveau chef de la diplomatie britannique, s'est lui aussi dit "très inquiet" pour la Turquie, où des milliers de Britanniques et d'autres Européens passent leurs vacances.
En Syrie, en revanche, des centaines de partisans de Bachar al Assad, dont Erdogan est l'un des plus virulents détracteurs, sont descendus dans les rues pour célébrer la tentative de coup d'Etat et des tirs de joie ont retenti à Damas.
La Turquie a fermé trois postes-frontières avec la Bulgarie, a déclaré le ministère bulgare des Affaires étrangères, en enjoignant ses ressortissants d'éviter tout voyage dans le pays voisin.
(Rédactions de Reuters, Jean-Philippe Lefief et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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