Barack Obama juge répugnante l'idée de "tester" les musulmans
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Barack obama s'insurge contre l'idee de "tester" les musulmans
YURI GRIPAS
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Barack obama s'insurge contre l'idee de "tester" les musulmans
YURI GRIPAS
WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama a rejeté avec colère l'idée lancée par certains républicains après l'attaque de Nice de "tester" les musulmans aux Etats-Unis, qu'il a qualifiée de "répugnante".
S'exprimant publiquement pour la première fois depuis qu'un homme de nationalité tunisienne a précipité un camion jeudi soir à Nice sur la foule massée pour les festivités du 14-Juillet, tuant au moins 84 personnes, le président américain a déclaré vendredi à des ambassadeurs réunis à la Maison blanche que les Etats-Unis se tenaient au côté de la France et promis de poursuivre sans relâche la lutte contre les organisations terroristes.
Barack Obama n'a pas explicitement fait de lien entre l'attaque de Nice et les djihadistes de l'Etat islamique, déclarant que les détails restaient encore confus.
"Ces terroristes visent et tuent des innocents de toutes origines et de toutes religions, y compris des musulmans. Je sais que je parle au nom de nous tous quand je dis que ces individus et ces réseaux sont un affront pour toute l'humanité", a déclaré le président démocrate.
Sans citer de noms, Barack Obama a répondu à des propos de Newt Gingrich, un ancien président républicain de la Chambre des représentants, qui a préconisé jeudi un "test" religieux pour les musulmans vivant aux Etats-Unis, et leur expulsion s'ils disent croire en la charia, la loi islamique.
Donald Trump, qui doit être investi la semaine prochaine comme candidat républicain à l'élection présidentielle du 8 novembre, a déjà quant à lui prôné d'interdire temporairement le territoire des Etats-Unis aux musulmans.
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"Après l'attaque de la nuit dernière (à Nice)", a déclaré Barack Obama, "on entend de nouvelles propositions pour que tous les musulmans d'Amérique soient ciblés, testés sur leurs croyances, certains expulsés ou emprisonnés."
"Cette seule suggestion est répugnante et un affront pour tout ce que nous défendons en tant qu'Américains", a-t-il dit.
Le président américain, qui s'est entretenu avec François Hollande pour l'assurer du "soutien le plus fort" des Etats-Unis après le drame de Nice, a ajouté qu'il avait rencontré l'ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, pour lui offrir sa sympathie et son aide.
(Roberta Rampton, Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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