Avertissement allemand à la Turquie à propos de la peine de mort
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L'allemagne avertit la turquie a propos de la peine de mort
OSMAN ORSAL
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L'allemagne avertit la turquie a propos de la peine de mort
OSMAN ORSAL
BERLIN (Reuters) - Un pays qui applique la peine de mort ne peut pas être membre de l'Union européenne, a fait savoir l'Allemagne lundi, au lendemain des propos de Recep Tayyip Erdogan laissant penser qu'elle pourrait être rétablie en Turquie.
"L'Allemagne et les pays membres de l'UE ont une position claire à ce sujet : nous rejetons catégoriquement la peine de mort", a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, lors d'une conférence de presse à Berlin.
"Un pays qui a la peine de mort ne peut être membre de l'UE et le rétablissement de la peine capitale en Turquie aurait pour conséquence l'arrêt des négociations sur l'adhésion", a-t-il ajouté.
La Turquie, qui ambitionne de rejoindre l'UE, a aboli la peine capitale en 2004 mais dimanche, en réponse à ses partisans, le président Erdogan a déclaré que l'Etat turc devait envisager de la rétablir, après le putsch manqué de vendredi soir.
Concernant la peine de mort, le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a paru lundi en retrait par rapport à Erdogan. Il a estimé qu'il ne convenait pas de prendre une décision dans la précipitation et souligné que, si l'on ne pouvait ignorer les revendications de la population, le rétablissement de la peine capitale nécessiterait une modification de la Constitution.
Dans une interview que publie lundi le journal Kurier, le chef de la diplomatie autrichienne, Sebastian Kurz, estime que le rétablissement de la peine de mort en Turquie serait "évidemment tout à fait inacceptable".
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La porte-parole de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a elle aussi déclaré lundi à Bruxelles qu'un pays appliquant la peine de mort ne pouvait pas accéder à l'UE.
(Micvhelle Martin et Joseph Nasr, avec Ercan Gurces et Humeyra Pamuk à Ankara, Eric Faye pour le service français)
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