Stefano Parisi veut unir la droite italienne
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ROME (Reuters) - Battu de justesse aux élections municipales de Milan par le représentant du Parti démocrate, Stefano Parisi veut unir derrière lui la droite italienne pour vaincre le président du Conseil, Matteo Renzi.
Ancien chef d'entreprise et spécialiste du marché du travail et des questions économiques, Stefano Parisi, 59 ans, s'est attiré de nombreuses louanges pour avoir su unir la droite milanaise autour de sa candidature à la mairie de la capitale économique du nord du pays.
La droite italienne se cherche un chef depuis que Silvio Berlusconi a été évincé en 2013 de la vie politique après sa condamnation pour fraude fiscale. Profondément divisée, la droite pourrait, selon les sondages, faire jeu égal avec le Parti démocrate de Matteo Renzi ou avec le Mouvement 5 Etoiles (M5S) si elle s'unissait derrière une seule bannière.
Dans un entretien accordé à La Stampa publié jeudi, Stefano Parisi dit vouloir reconstruire le centre droit italien et organiser en septembre une convention à Milan pour établir une plate-forme politique.
Connu pour son ton calme et modéré, Stefano Parisi devra trouver les mots pour rassembler la Ligue du Nord et son discours xénophobe, la formation libérale Forza Italia de Silvio Berlusconi et une myriade de petits partis politiques d'ici 2018, année durant laquelle sont prévues les prochaines élections législatives.
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"J'en appelle à l'opinion publique modérée qui doit être réveillée : nous avons besoin d'un renouveau, d'une reconstruction, et c'est ce que je veux réussir à faire", dit-il à La Stampa.
Selon lui, le centre droit doit adopter un discours ferme sur l'immigration, combattre la bureaucratie et cesser de réclamer à l'Union européenne que l'Italie soit dispensée de respecter les règles budgétaires.
Stefano Parisi ajoute qu'il votera contre le projet de réforme constitutionnelle voulue par Matteo Renzi visant à réduire le rôle du Sénat, qui sera soumis à référendum à l'automne.
(Gavin Jones, Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Angrand)
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