Des manifestants tués en Ethiopie par les forces de sécurité
reuters.com

Plusieurs deces en ethiopie lors de manifestations
TIKSA NEGERI
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Plusieurs deces en ethiopie lors de manifestations
TIKSA NEGERI
ADDIS ABEBA (Reuters) - Les forces de sécurité éthiopiennes ont tué 33 personnes durant le week-end lors de manifestations dans la région d'Oromia, dans le centre de l'Ethiopie, ont rapporté lundi des membres des partis d'opposition.
Mulatu Gemechu, député du Congrès fédéraliste Oromo, l'un de ces mouvements politiques, a déclaré que des policiers et des militaires avaient exécuté des manifestants dans dix villes de la région, dans laquelle des projets d'expropriation de terres agricoles ont provoqué des tensions depuis plusieurs mois.
"Vingt-six personnes ont aussi été blessées et beaucoup d'autres ont été arrêtées", a-t-il ajouté.
La police a bloqué les routes de plusieurs villes de la région d'Oromia et lancé des gaz lacrymogènes sur les manifestants qui s'étaient réunis après un appel à manifester relayé sur les réseaux sociaux.
Les manifestants ont chanté des slogans contre le gouvernement et demandé la libération de membres de l'opposition.
L'agence de presse officielle éthiopienne a rapporté que des "manifestations illégales", menées par des "forces non-pacifiques", avaient été maîtrisées mais elle n'a pas mentionné le nombre de victimes.
Tout signe de protestation est surveillé de près en Ethiopie, qui apparaît depuis quelques années comme une puissance économique relativement stable dans la région.
(Aaron Maasho, Laura Martin pour le service français, édité par Marc Angrand)
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