La police de Baltimore viole systématiquement les droits
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WASHINGTON (Reuters) - La police de Baltimore a systématiquement violé les droits constitutionnels des habitants de la ville, visant en particulier la population noire, selon une enquête menée par le département de la Justice américain à la suite de la mort l'an dernier d'un homme noir, Freddie Gray, du fait de blessures subies après son interpellation.
L'enquête, qui sera officiellement rendue publique lors d'une conférence de presse à Baltimore prévue dans la journée, avait été ouverte peu après la mort de Freddie Gray, survenue en avril 2015.
Le jeune homme de 25 ans est décédé le 19 avril 2015 à la suite de blessures subies après son interpellation, une semaine plus tôt. Il a notamment été blessé au cou après avoir été menotté mains dans le dos dans un fourgon de la police.
La mort de Freddie Gray avait provoqué de violentes émeutes à Baltimore, ville de quelque 620.000 habitants où la population noire est majoritaire, et alimenté le débat sur le traitement des minorités aux Etats-Unis.
Dans le rapport de 163 pages du département de la Justice, il est écrit que la police de Baltimore a pris l'habitude de procéder à des fouilles et des arrestations contraires à la constitution, des actions illégales qui ont, de manière disproportionnée, affecté les habitants noirs de la ville.
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Les forces de la police de Baltimore ont également eu recours à un usage excessif de la force, ajoute le rapport.
"Cette tendance ou ces pratiques sont le fait de déficiences systémiques sein du département de police de Baltimore en matière de (...) formation, supervision ou encore structures de responsabilisation (...)."
Un porte-parole de la police de Baltimore n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de réaction.
Fin juillet, les poursuites contre les trois derniers policiers américains impliqués dans la mort de Freddie Gray ont été abandonnées, le parquet n'ayant pu prouver les accusations.
(Ian Simpson et Julia Harte, Benoît Van Overstraeten pour le service français)
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