L'Australie dit que les réfugiés mentent sur les abus sexuels
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L'australie dit que lres refugies mentent sur les abus sexuels
© David Gray / Reuters
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SYDNEY (Reuters) - L'Australie a accusé jeudi des demandeurs d'asile détenus dans un camp situé sur un île du Pacifique d'avoir menti concernant des agressions sexuelles, réagissant à un article de presse faisant état d'abus survenus à Nauru.
Le Guardian Australia a publié mercredi des documents répertoriant plus de 2.000 incidents, dont des cas d'abus sexuels, d'agressions et de tentatives d'auto-mutilation, survenus pendant deux ans dans ce centre de détention. Plus de la moitié des cas concerneraint des enfants.
Le ministre australien de l'Immigration, Peter Dutton, a déclaré que les demandeurs d'asile mentaient au sujet des abus sexuels, et redit que les avocats des réfugiés les encouragent à s'auto-mutiler.
"J'ai eu connaissance de certains cas de fausses allégations d'agressions sexuelles car, au bout du compte, les gens ont versé de l'argent à des passeurs et veulent venir dans notre pays", a-t-il dit à la radio. "Certaines personnes sont allées jusqu'à l'auto-mutilation (...) en vue d'entrer en Australie. Manifestement, certains ont fait de fausses déclarations."
Ces centres de détention de l'Australie, qui en compte également un en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ainsi que l'arsenal législatif draconien dont s'est doté le pays à l'encontre des réfugiés qui tentent de se rendre sur l'île-continent ont fait l'objet de vives critiques de la part des Nations unies et d'associations de défense des droits de l'homme.
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Depuis 2012, ceux qui sont interceptés en mer alors qu'ils tentent de gagner l'Australie sont expédiés dans des camps qualifiés de dangereux et insalubres à Nauru et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et n'ont plus le droit de demander l'asile.
(Matt Siegel, Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
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