Les combats continuent à Alep malgré l'annonce russe d'une trêve
reuters.com

Poursuite des combats a alep malgre la treve
© Abdalrhman Ismail / Reuters
reuters.com

Poursuite des combats a alep malgre la treve
© Abdalrhman Ismail / Reuters
BEYROUTH (Reuters) - Les combats se poursuivaient jeudi à Alep, dans le nord de la Syrie, plus d'une heure après le commencement de la trêve humanitaire de trois heures annoncée par la Russie, ont rapporté deux groupes rebelles et un témoin.
La Russie, qui soutient le président Bachar al Assad, a déclaré mercredi qu'une pause dans les combats interviendrait chaque jour à 10h00 locales (07h00 GMT) et durerait jusqu'à 13h00, pour faciliter l'accès de l'aide humanitaire.
Un porte-parole du groupe rebelle Djaïch al Nasr, Mohammed Rachid, a déclaré à Reuters que cette trêve n'était pas respectée jeudi à 10h45 heure locale (07h45 GMT).
"Aujourd'hui, depuis ce matin, il y a eu une tentative (des troupes gouvernementales) d'avancer vers la zone de Ramoussah. Il y a eu une importante intensification des frappes des avions militaires russes", a-t-il ajouté.
Un autre responsable rebelle a déclaré que les combats se poursuivaient à 11h00, heure locale. Un témoin à la limite entre les quartiers est, contrôlés par les rebelles, et la zone ouest, administrée par le gouvernement, a dit avoir entendu des affrontements après 10h30.
La télévision officielle syrienne a rapporté que l'armée s'était rapprochée mercredi soir des zones conquises par l'opposition la semaine dernière.
Alors que les forces du régime de Bachar al Assad avaient réussi début juillet à couper la route du Castello, qui part vers le nord, seule voie d'accès aux quartiers d'Alep tenus par les insurgés, les rebelles, dont les combattants du Front Fatah al Cham, ex-Front al Nosra qui a pris ses distances avec Al Qaïda, ont réussi ce week-end à briser cet encerclement par le sud-ouest.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

(Angus McDowall et John Davison; Laura Martin pour le service français, édité par Marc Angrand)
reuters.com