La purge continue dans l'administration turque
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Nouvelle purge dans l’administration turque
OSMAN ORSAL
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Nouvelle purge dans l’administration turque
OSMAN ORSAL
ISTANBUL (Reuters) - Le gouvernement turc a pris mercredi deux décrets révoquant plus de 2.000 policiers ainsi que des centaines de militaires et de membres de l'autorité nationale des technologies de l'information et de la communication (BTK) en lien avec le putsch manqué du 15 juillet.
Parus au Journal officiel, ces décrets, qui s'inscrivent dans le cadre de l'état d'urgence, instituent également la fermeture de l'autorité des télécommunications (TIB).
Les fonctionnaires renvoyés, dont 2.300 policiers, une centaine de militaires et 196 employés de la BTK, sont accusés de liens avec l'imam Fethullah Gülen, prédicateur exilé aux Etats-Unis qu'Ankara accuse d'avoir orchestré la tentative de coup d'Etat.
En un mois de purge, des milliers de membres des forces de sécurité ont été limogés et l'Etat a fait fermer des milliers d'écoles, d'associations et d'entités diverses.
Parallèlement aux dizaines de milliers de fonctionnaires suspendus ou révoqués, plus de 35.000 personnes ont été interpellées, dont la moitié environ ont été officiellement arrêtées et placées en détention provisoire.
Face à cet accroissement de la population carcérale, le gouvernement a pris mercredi un autre décret réformant le régime de liberté conditionnelle. Sur son compte Twitter, le ministre de la Justice, Bekir Bozdag, précise que 38.000 prisonniers devraient en bénéficier.
(Daren Butler; Julie Carriat et Henri-Pierre André pour le service français)
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