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Theresa May ne veut pas d'un système d'immigration "à points"

reuters.com

Publié le 05 septembre 2016 à 15:22 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 03:30

Theresa may ne veut pas d'une immigration "a points"

Theresa may ne veut pas d'une immigration "a points"

DAMIR SAGOLJ

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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par William James

HANGZHOU, Chine (Reuters) - La Première ministre britannique, Theresa May, a rejeté lundi un système qui serait "fondé sur des points" pour sélectionner les migrants une fois que le Royaume-Uni aura quitté l'Union européenne.

Pareille position risque de déplaire aux pro-Brexit de son gouvernement qui ont promis de mettre en oeuvre un contrôle à l'australienne pour les travailleurs européens.

Theresa May a déclaré que ce système était difficile à gérer et qu'elle n'avait pas de "solution miracle" sur l'immigration.

La chef du gouvernement britannique était à l'origine favorable à un maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, mais elle a promis de se conformer au résultat du référendum du 23 juin en organisant la sortie de son pays du bloc communautaire.

L'ancienne ministre de l'Intérieur a souligné qu'il y aurait un contrôle accru de l'immigration mais n'a pas encore dit selon quelles modalités. La question est cruciale pour les employeurs et pour les négociations avec l'UE sur l'accès futur des Britanniques au marché européen.

"Le peuple britannique a voté le 23 juin pour apporter un certain contrôle au mouvement des personnes entre les pays de l'Union européenne et le Royaume-uni", a déclaré Theresa May à l'issue du sommet du G20 en Chine. "Un système à base de points ne fournit pas ce contrôle."

"Je veux un système dans lequel le gouvernement est capable de décider qui vient dans le pays. Je pense que c'est ce que veut le peuple britannique", a-t-elle ajouté.

L'Australie sélectionne les migrants en fonction de leur profession, de leur qualifications, et d'autres critères, mais, estime Theresa May, ce système fondé sur des points peut être contourné et ne donne pas au gouvernement le contrôle effectif sur les entrées dans le pays.

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EN DOUCEUR

Theresa May est confrontée à un dilemme : comment renforcer le contrôle aux futures frontières du Royaume-Uni avec l'UE sans perdre accès au marché unique ?

Les Vingt-Sept sont pour l'instant catégoriques : le Royaume-Uni hors de l'UE ne pourra pas continuer à bénéficier des avantages commerciaux du bloc s'il renonce à la libre circulation des ressortissants européens.

Pour son première grand sommet international depuis son accession à la tête du gouvernement britannique, Theresa May a donné peu de détails sur le début de la procédure officielle de Brexit.

"Je ne la déclencherai pas avant la fin de l'année. Je n'ai pas fixé de date sur le moment du déclenchement mais je suis consciente que les Britanniques veulent nous voir mettre leur décision en pratique", a-t-elle déclaré.

Cela se fera aussi en douceur que possible, a-t-elle promis. Après le Brexit, le Royaume-Uni aura "un certain contrôle" des mouvements des ressortissants de l'UE qui veulent entrer au Royaume-Uni.

Les propos de Theresa May risquent de fournir de l'eau au moulin de ceux qui pensent qu'une Première ministre qui a été favorable au maintien dans l'UE mettra en oeuvre une version édulcorée du Brexit qui ne représente pas ce pourquoi les électeurs ont voté.

"Je suis inquiet", a déclaré Nigel Farage, l'ancien chef de file du parti eurosceptique Ukip, fer de lance du Brexit.

Interrogé par la BBC après les commentaires de Theresa May, il a estimé que les électeurs britanniques avaient adhéré à l'idée d'un système d'immigration à points qui permettrait selon lui au Royaume-Uni de n'accepter que des migrants triés sur le volet.

Les députés britanniques devaient débattre lundi d'une pétition appelant à un nouveau référendum d'autodétermination. Quatre millions de personnes ont signé en ce sens. Mais Theresa May a fait savoir que le résultat du référendum du 23 juini était clair et a répété que "Brexit voulait dire Brexit".

(Danielle Rouquié pour le service français, édité par Tangi Salaün)

reuters.com

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