Donald Trump juge Vladimir Poutine supérieur à Barack Obama
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Pour trump, poutine est un meilleur chef d'etat qu'obama
MIKE SEGAR
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Pour trump, poutine est un meilleur chef d'etat qu'obama
MIKE SEGAR
par Steve Holland et Jeff Mason
NEW YORK (Reuters) - Donald Trump a jugé mercredi que le président russe Vladimir Poutine faisait un meilleur chef d'Etat que Barack Obama, tentant de s'imposer dans un forum télévisé face à Hillary Clinton comme le mieux à même de réaffirmer la puissance américaine.
Le candidat républicain et sa rivale démocrate, Hillary Clinton, sont apparus l'un à la suite de l'autre à l'antenne de la chaîne de télévision nationale NBC, lors d'un forum à New York consacré aux questions de défense.
Pour Donald Trump, les généraux américains ont trop longtemps fait les frais des choix de Barack Obama et de son ex-secrétaire d'Etat, Hillary Clinton.
"Je pense que sous la direction de Barack Obama et Hillary Clinton, les généraux ont été réduits à néant. Ils ont été diminués à un point tel que c'est une honte pour notre pays", a-t-il dit devant un public comptant d'anciens combattants.
Clinton a été pour sa part à nouveau interrogée sur la polémique fleuve de sa campagne, l'usage d'une boîte de messagerie personnelle alors qu'elle était secrétaire d'Etat de 2009 à 2013.
Le directeur de FBI James Comey a jugé en juillet la candidate "extrêmement négligente" dans sa gestion d'informations confidentielles, sans toutefois recommander de poursuites à son égard.
Paraissant agacée, Hillary Clinton a répondu: "J'ai fait exactement ce que j'aurai dû faire et je prends cela très au sérieux, cela a toujours été le cas, et cela le sera toujours."
Le candidat républicain a pour sa part fait l'éloge de Vladimir Poutine et a dit soutenir une alliance américano-russe pour combattre l'organisation djihadiste Etat islamique."S'il dit de bonnes choses de moi, je vais dire de bonnes choses de lui", a déclaré Donald Trump. "Il est certain que dans ce système, il a été un dirigeant, plus que n'a pu l'être notre président", a-t-il ajouté.
Il a y a quelques semaine, Trump a jugé qu'Obama était "le fondateur de l'EI", suscitant une pluie de critiques qui ont semblé le ramener à des discours moins enflammés. Depuis, il a rattrapé Hillary Clinton dans les sondages, la dernière enquête Reuters/Ipsos lui donnant un point d'avance sur la candidate.
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PRÉLUDE AUX DÉBATS
Mercredi, Trump a fait mine de vouloir révéler les informations confidentielles qui lui ont été confiées par les responsables américains de la Défense en vue de l'élection.
"Il y a une chose qui m'a choqué", a dit Trump. "Ce que j'ai appris, c'est que notre dirigeant, Barack Obama, n'a pas suivi ce que nos experts (...) conseillaient", a-t-il ajouté.
Donald Trump avait plaidé plus tôt pour le renforcement des moyens militaires américains qui sont, selon lui, gages de paix.
Le forum a offert un préambule aux débats qui confronteront dès le 26 septembre les deux principaux candidats à l'élection présidentielle américaine, notamment sur les questions de défense.
Hillary Clinton a mis en valeur son expérience, s'estimant "solide comme un roc" et apte à prendre des décisions difficiles face à un Donald Trump jugé capricieux par les démocrates.
Interrogé sur sa capacité à endosser la fonction de chef suprême des Etats-Unis dès janvier, Donald Trump s'est dit prêt "à 100%".
Esquivant les questions sur ses aptitudes, le milliardaire new-yorkais a rapidement recentré le discours sur les critiques de sa rivale. "Elle est là depuis 30 ans", a-t-il dit. "On a besoin de changement, et vite", a-t-il lancé.
Clinton a dit regretter son vote en tant que sénatrice en faveur de la guerre en Irak, en 2003, ajoutant que son concurrent s'y était à l'époque lui aussi montré favorable.
L'homme d'affaires a depuis condamné cette décision et a promis d'éviter tout conflit de longue durée au Moyen-Orient.
Concernant l'intervention américaine en Libye en 2011, Hillary Clinton a défendu son action à la tête de la diplomatie américaine.
"Autoriser la poursuite d'une guerre civile en Libye aurait été aussi dangereux et aussi menaçant que ce dont nous sommes témoins en Syrie", a-t-elle dit.
Donald Trump juge les mesures prises par Clinton en Libye catastrophiques, évoquant notamment la mort en 2012 de l'ambassadeur américain Chris Stevens dans une attaque islamiste à Benghazi. "Elle a commis une erreur terrible en Libye", a-t-il jugé.
"Nous avons rendu le monde plus sûr", a contré Hillary Clinton.
(avec Amanda Becker et Alana Wise à Washington, Gina Cherelus et Jonathan Allen à New York; Julie Carriat pour le service français)
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