Bogota reconnait sa responsabilité dans des meurtres politiques
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Santos reconnait la responsabilite de l'etat colombien dans des assassinats politiques
© John Vizcaino / Reuters
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Santos reconnait la responsabilite de l'etat colombien dans des assassinats politiques
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BOGOTA (Reuters) - Juan Manuel Santos a reconnu jeudi la responsabilité de l'Etat colombien dans le meurtre de milliers de membres et de partisans du parti politique créé par les rebelles des Farc dans les années 1980.
Le président colombien s'est engagé à ce qu'une telle campagne d'assassinats ne se reproduise pas alors qu'il doit signer le 26 septembre un accord avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) pour mettre fin à 52 ans d'un conflit civil qui aura fait plus de 220.000 morts et des millions de déplacés.
A la suite d'un précédent accord de paix conclu dans les années 1980, les Farc avait créé l'Union patriotique (UP), dont environ 5.000 membres et partisans ont ensuite été tués par des groupes paramilitaires de droite bénéficiant généralement du soutien des autorités.
"Cette tragédie n'aurait jamais dû se produire et nous devons reconnaître que le gouvernement n'a pas pris les mesures suffisantes pour empêcher et prévenir ces assassinats, ces attaques et d'autres violations malgré les preuves que cette persécution était en marche", a dit Juan Manuel Santos lors d'une cérémonie à laquelle ont assisté 200 survivants et parents de victimes de l'UP.
Dans le cadre de l'accord de paix qui sera signé le 26 septembre, l'Etat s'engage à garantir la sécurité des rebelles quand ils auront déposé les armes. Les Farc prévoient de créer un parti politique et de participer aux élections.
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"Je prends aujourd'hui l'engagement solennel devant vous de prendre toutes les mesures nécessaires et de donner toutes les garanties pour que plus jamais en Colombie une organisation politique n'ait à subir ce que l'UP a enduré", a dit le président colombien.
Les Farc ont pour leur part présenté leurs excuses lundi pour la "grande douleur" qu'ils ont provoquée en enlevant des milliers d'otages au cours de leurs décennies d'insurrection.
(Luis Jaime Acosta; Bertrand Boucey pour le service français)
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