Nouveau projet de référendum sur l'indépendance de l'Ecosse
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GLASGOW (Reuters) - La Première ministre Nicola Sturgeon a de nouveau brandi jeudi la menace d'un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse qui pourrait selon elle être organisé en 2019 et accusé le gouvernement britannique d'ignorer les intérêts écossais en se dirigeant vers un "Brexit dur".
Dans un discours prononcé à l'ouverture du congrès bi-annuel du parti nationaliste écossais (SNP), Nicola Sturgeon a annoncé la publication dès la semaine prochaine d'un projet de loi sur ce sujet.
Elle a expliqué que son gouvernement souhaitait que la loi soit prête pour avoir la possibilité d'organiser la consultation avant mars 2019, date à laquelle le Royaume-Uni pourrait quitter l'Union européenne si la Première ministre Theresa May entame, comme elle l'a annoncé, les négociations en mars prochain.
"Si vous pensez une seule seconde que je n'ai pas l'intention de faire tout ce qui est nécessaire pour préserver les intérêts de l'Ecosse, vous devriez y penser deux fois", a déclaré la Première ministre écossaise à l'intention de son homologue britannique.
"Je suis déterminée à ce que l'Ecosse ait la possibilité de se prononcer à nouveau sur la question de l'indépendance, et qu'elle puisse le faire avant que le Royaume-Uni sorte de l'UE, si cela s'avère nécessaire pour préserver nos intérêts", a-t-elle insisté.
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Nicola Sturgeon a accusé le gouvernement de Londres de "vandalisme constitutionnel" en raison de son refus d'écouter l'avis de l'Ecosse sur le Brexit. Contrairement aux Anglais et aux Gallois qui ont voté pour une sortie de l'UE lors du référendum du 23 juin, les Ecossais se sont prononcés à 62% en faveur du maintien.
En 2014, ils s'étaient prononcés à 55% contre l'indépendance lors d'un précédent référendum.
(Elisabeth O'Leary; Danielle Rouquié et Tangi Salaün pour le service français)
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