Ankara interdit les rassemblements publics de peur d'attentats
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Interdiction de manifester a ankara par crainte d'attentats
© Umit Bektas / Reuters
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Interdiction de manifester a ankara par crainte d'attentats
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ANKARA (Reuters) - Les autorités de la capitale turque Ankara ont interdit les rassemblements publics jusqu'à la fin du mois de novembre, après avoir reçu des renseignements sur des projets d'attentats islamistes dans la ville, qui a déjà été visée par des attentats au cours des 12 derniers mois.
La décision, annoncée par le gouvernorat de la capitale, intervient sur fond de poursuite de l'offensive militaire turque en Syrie lancée voici deux mois en soutien aux rebelles en lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI).
L'EI comme les séparatistes kurdes ont commis des attentats dans la capitale. Ce mois-ci, deux membres du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) censés projeter un attentat à la voiture piégée se sont fait exploser lors d'un face à face avec la police à Ankara.
"Sur la base des renseignements reçus par notre gouvernorat, il a été établi que des groupes terroristes clandestins cherchaient à perpétrer des attentats dans notre province et ont fait des préparatifs en ce sens", ont déclaré les services du gouverneur sur leur site internet.
L'interdiction de manifester dans la capitale restera en vigueur jusqu'au 30 novembre dans le cadre de l'état d'urgence, qui a été imposé à la suite de la tentative de putsch du 15 juillet.
Voici un peu plus d'un an, plus de 100 personnes avaient péri dans un attentat suicide imputé à l'Etat islamique, qui a pris pour cible des manifestants pro-kurdes massés devant la gare centrale d'Ankara.
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Des militants kurdes ont été tenus responsables d'un attentat à la voiture piégée survenu le 13 mars, qui a fait au moins 34 morts près d'un arrêt d'autobus.
(Daren Butler; Eric Faye pour le service français)
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