Nouveaux efforts en vue d'un cessez-le-feu en Syrie
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Efforts renouveles pour un cessez-le-feu en syrie
KHALIL ASHAWI
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Efforts renouveles pour un cessez-le-feu en syrie
KHALIL ASHAWI
WASHINGTON/GENEVE (Reuters) - Les Etats-Unis et certains de leurs alliés en Europe et au Proche-Orient se sont réunis mardi à Genève pour coordonner leurs efforts en vue d'un nouveau cessez-le-feu en Syrie et parvenir à distinguer les rebelles modérés des djihadistes, a-t-on appris de sources diplomatiques.
Les pays participants ont décidé de créer "un groupe de travail pour voir comment séparer (l'ex-Front) Al Nosra de l'opposition modérée", a dit un diplomate occidental. "La première réunion s'est tenue aujourd'hui à Genève."
La réunion a rassemblé des experts américains, français, saoudiens, qataris, turcs et jordaniens.
La Russie, qui a annoncé lundi qu'une "pause humanitaire" aurait lieu jeudi à Alep, et qui a suspendu mardi de manière inattendue ses bombardements des quartiers insurgés, n'y était pas conviée mais deux diplomates occidentaux ont déclaré à Reuters qu'elle se joindrait mercredi aux discussions.
La chaîne télévisée Rossiya 24 a aussi diffusé des images du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, déclarant que des experts militaires russes se rendraient mercredi à Genève pour travailler à distinguer les "terroristes" de l'opposition modérée.
A Washington, on estime prématuré de dire si la suspension des raids aériens à Alep augure d'un changement de stratégie russe ou s'il s'agit d'un simple geste d'apaisement avant les discussions de Genève.
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La distinction entre les combattants de l'ex-Front al Nosra, qui a rompu les liens organiques avec Al Qaïda, et les groupes rebelles plus modérés est devenu un casse-tête dans la région d'Alep, où la violence de l'offensive russo-syrienne a poussé les différents mouvements insurgés à faire front commun pour tenter d'empêcher puis de briser l'encerclement de la ville.
L'émissaire de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a proposé de faciliter le départ des djihadistes des quartiers insurgés, où il a estimé leur nombre à environ 900 sur les quelque 8.000 rebelles qui défendent la ville.
(Lesley Wroughton à Washington et Stéphanie Nebehay à Genève, avec John Irish à Paris; Tangi Salaün pour le service français)
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