La Corée du Nord a tiré un nouveau missile balistique
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La coree du nord a tire un nouveau missile balistique
KCNA
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La coree du nord a tire un nouveau missile balistique
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par Ju-min Park et Idrees Ali
SEOUL/WASHINGTON (Reuters) - La Corée du Nord a procédé dimanche à un nouveau tir de missile balistique, ont annoncé les autorités sud-coréennes et américaines, quatre jours après l'élection du président sud-coréen Moon Jae-in, soucieux de dialoguer avec le Nord.
Le missile, tiré vers 05h27 locales depuis Kusong, au nord-ouest de Pyongyang, a effectué un vol de 30 mn et 700 km, à une altitude maximale de plus de 2.000 km, avant de s'abîmer en mer du Japon, selon des responsables sud-coréen et japonais.
Le missile a surpassé la distance et l'altitude du tir de missile de moyenne portée mené depuis la même base en février dernier.
Le commandement régional américain a cependant estimé que la trajectoire ne "correspondait pas à un missile balistique intercontinental", dont la portée minimale est de 6.000 km.
Au Japon, on redoute que ce missile représente un nouveau type d'arme du régime nord-coréen, a expliqué la ministre de la Défense Tomomi Inada.
Pékin a de son côté appelé toutes les parties à la retenue sans épargner son allié. "Les résolutions du Conseil de sécurité encadrent strictement l'utilisation de missiles balistiques par la Corée du Nord. La Chine s'oppose aux tirs auxquels la Corée du Nord a procédés qui sont contraires aux résolutions du Conseil de sécurité", a dit le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.
"La situation dans la péninsule est complexe et sensible, et nous invitons toutes les parties concernées à la retenue et à ne rien faire qui puisse accentuer les tensions régionales."
La Corée du Nord est soupçonnée de chercher à développer des missiles de longue portée à ogive nucléaire capables d'atteindre les Etats-Unis.
TRUMP INTERPELLE LA RUSSIE
Dimanche, des experts estimaient que ce nouvel essai, d'une portée supérieure à celle des tirs passés, montrait les progrès du programme d'armement nord-coréen depuis février.
David Wright, membre de l'Union of concerned scientists (UCS) et spécialiste balistique, estime que si le missile avait été tiré à un angle normal (et non selon la trajectoire haute constatée), il aurait pu parcourir 4.500 km au plus.
Kim Dong-yub, spécialiste de l'extrême-orient à la Kyungnam University de Séoul, juge lui que le missile aurait pu atteindre 6.000 kilomètres, soit une distance suffisante pour toucher Hawaï.
Il y a deux semaines, un précédent essai de missile avait échoué, le projectile ayant explosé en vol après quelques minutes. C'était le quatrième échec consécutif essuyé par l'armée nord-coréenne depuis mars.
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Le président américain Donald Trump "ne peut imaginer que la Russie soit satisfaite" du nouvel essai de missile nord-coréen, le missile ayant atterri plus près de la Russie que du Japon, a réagi la Maison blanche dans un communiqué.
Un responsable américain a précisé sous le sceau de l'anonymat que le missile s'était abattu à moins d'une centaine de km de la région de Vladivostok, en Sibérie russe.
Dénonçant sur la chaîne ABC la "paranoïa" du régime nord-coréen, l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, a prévenu que ce nouveau test "n'est pas le meilleur moyen" d'entamer un dialogue avec Donald Trump, comme l'envisageait encore samedi une émissaire de Pyongyang.
CONDAMNATION FERME DU PRÉSIDENT SUD-CORÉEN
Ce nouvel essai doit encourager tous les pays à mettre en oeuvre des sanctions plus fortes contre la Corée du Nord, a estimé l'administration américaine.
"Le commandement américain dans le Pacifique est pleinement engagé pour travailler étroitement avec nos alliés de république de Corée et du Japon pour maintenir la sécurité", ont ajouté les autorités militaires américaines.
Le président sud-coréen élu mardi, Moon Jae-in, a convoqué une réunion d'urgence du conseil national de sécurité et "condamné fermement" ce premier tir de missile nord-coréen depuis son investiture, qualifié de "violation claire" des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.
"Le président a dit que, quoique la Corée du Sud reste ouverte à la possibilité d'un dialogue avec la Corée du Nord, cela n'est possible que si la Corée du Nord fait montre d'un changement d'attitude", a déclaré un porte-parole de la Maison bleue lors d'une conférence de presse.
Le nouveau chef de l'Etat, dont les parents sont nés au nord de l'actuelle zone démilitarisée (DMZ) mais ont fui vers le sud pendant la guerre, prône une politique d'apaisement avec la Corée du Nord.
Le tir intervient en outre au premier jour du sommet de la "nouvelle Route de la soie" à Pékin, où sont conviées des délégations américaine, nord-coréenne, russe et sud-coréenne.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping s'étaient mutuellement fait part à cette occasion de leur "préoccupation" face à la montée des tensions régionales.
A Paris, le Quai d'Orsay a appelé Pyongyang à se conformer "sans délai à ses obligations internationales".
Le régime nord-coréen a multiplié ces derniers mois les tirs de missiles balistiques susceptibles de transporter une charge nucléaire, considérés comme des provocations par la communauté internationale.
(Avec Jack Kim et Christine Kim à Séoul, Linda Sieg et Nobuhiro Kubo à Tokyo, Ben Blanchard et Denis Dyomkin à Pékin; Julie Carriat, Nicolas Delame et Tangi Salaün pour le service français)
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