Retour au calme en Côte d'Ivoire après les mutineries
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Les mutins acceptent de regagner leurs casernes
Luc Gnago
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Les mutins acceptent de regagner leurs casernes
Luc Gnago
BOUAKE, Côte d'Ivoire (Reuters) - Les soldats ivoiriens mutinés depuis cinq jours ont annoncé mardi qu'ils avaient conclu un accord avec le gouvernement sur le versement des primes et accepté de regagner leurs casernes.
Les militaires qui se sont révoltés à Bouaké et dans d'autres villes du pays ont dit accepter un versement immédiat de cinq millions de francs CFA (7.620 euros) par personne, qui sera suivi de deux millions de francs CFA (3.050 euros) à la fin juin.
"Nous acceptons la proposition du gouvernement(...) Nous regagnons maintenant nos casernes", a dit le sergent Seydou Koné, l'un des chefs de la mutinerie.
"Nous avons restitué à la police et aux gendarmes, ce matin, le contrôle des entrées de la ville", a ajouté le sergent Cissé, un autre porte-parole des mutins à Bouaké, la deuxième ville de Côte d'Ivoire, d'où est partie la révolte.
Lundi, la mutinerie semblait avoir gagné de l'ampleur avec d'intenses fusillades signalées à Abidjan, la capitale, et Bouaké, ranimant les craintes de guerre civile.
Mais selon un habitant de la grande ville du nord de la Côte d'Ivoire, plus aucun coup de feu n'a été entendu depuis mardi matin, vers 8h00.
"Il n'y a plus personne dans les rues. C'est terminé. Ils sont tous dans leurs casernes", a-t-il dit à Reuters.
A San Pedro, dans le sud-ouest du pays relativement épargné par les mutineries, les entreprises sont néanmoins restées fermées mardi.
"Je suis au bureau, mais il n'y a rien à faire. Le port est fermé depuis hier et nous n'avons aucune information claire sur la situation", a déploré un responsable de la CCC, l'organisme d'Etat qui régule la filière du cacao, interrogé par Reuters.
(Ange Aboa; Eric Faye, Pierre Sérisier et Hélène Dauschy pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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