Trump dénonce une "chasse aux sorcières" sans précédent aux USA
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Trump deplore une "chasse aux sorcieres" historique aux usa
Yuri Gripas
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Trump deplore une "chasse aux sorcieres" historique aux usa
Yuri Gripas
par Doina Chiacu et Susan Heavey
WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a dénoncé jeudi la désignation d'un procureur spécial chargé d'enquêter sur les liens entre son entourage et la Russie, la présentant comme la "plus grande chasse aux sorcières" de l'histoire des Etats-Unis.
Il a fait ce commentaire sur Twitter quelques heures après avoir plaidé en faveur d'une enquête approfondie.
Devant l'intensification des pressions à Washington, le ministère de la Justice a désigné mercredi l'ancien directeur du FBI Robert Mueller comme procureur spécial pour enquêter sur les soupçons de collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump.
Dans un communiqué diffusé peu après, la Maison blanche disait souhaiter une enquête minutieuse qui montrera "ce que nous savons déjà : il n'y a eu aucune collusion entre ma campagne et une quelconque entité étrangère".
Mais, dans une série de tweets jeudi matin, Donald Trump n'a pas caché son agacement devant cette nouvelle épreuve.
"Malgré tous ces actes illégaux commis lors de la campagne de Clinton et par l'administration Obama, jamais un procureur spécial n'a été désigné", a-t-il écrit.
"Il s'agit de la plus grande chasse aux sorcières dirigée contre un responsable politique dans l'histoire de l'Amérique !", a-t-il ajouté.
Ces propos reflètent d'autres tenus la veille, avant la désignation de Robert Mueller. Il avait alors jugé qu'aucun responsable politique n'avait jamais été traité plus inéquitablement que lui.
COLLUSION OU PAS
Cette désignation a toutefois été saluée par des parlementaires de l'opposition démocrate mais aussi par des élus de la majorité républicaine.
Pour Charlie Dent, représentant républicain de Pennsylvanie, la question n'est pas de savoir si la Russie s'est immiscée dans la campagne mais d'établir l'existence ou non d'une collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump.
"J'espère vraiment que ce n'a pas été le cas, mais si c'était avéré, les conséquences seraient graves", a-t-il déclaré à la chaîne de télévision CNN.
Son collègue Carlos Curbelo, républicain de Floride, a lui aussi prévenu que si des irrégularités étaient découvertes, la responsabilité de leurs auteurs serait engagée.
Peu de temps avant la série de tweets de Donald Trump, le sénateur démocrate Joe Manchin s'était félicité de la désignation d'un procureur spécial. "Je ne suis pas dans une chasse aux sorcières. Je m'inscris dans une mission visant à établir des faits", a-t-il déclaré à CNN. Sa collègue Amy Kiobuchar a été plus concise, parlant de "chasse à la vérité".
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Les mesures prises par Donald Trump, notamment le limogeage du directeur du FBI James Comey, le 9 mai, ses messages provocateurs "incessants" sur Twitter, lui ont fait plus de mal que n'importe quel ennemi, a estimé un autre sénateur démocrate, Dick Durbin. "Ce président ne peut blâmer personne d'autre que lui-même pour le pétrin dans lequel il s'est mis", a-t-il dit.
S'agissant de James Comey et de ce que le président Trump lui aurait dit lors d'une conversation privée dans le Bureau ovale, le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a estimé que l'ancien patron du FBI devrait répondre aux invitations à témoigner devant plusieurs commissions, en dépit de la nomination d'un procureur spécial.
(Nicolas Delame et Gilles Trequesser pour le service français)
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