Charlottesville: La Maison blanche assure que Trump condamne les néonazis
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Charlottesville: la maison blanche assure que trump condamne les neonazis
JONATHAN ERNST
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Charlottesville: la maison blanche assure que trump condamne les neonazis
JONATHAN ERNST
par Ian Simpson
CHARLOTTESVILLE, Virginie (Reuters) - La Maison blanche a assuré dimanche que Donald Trump avait inclus dans sa condamnation des heurts à Charlottesville tous les groupes extrémistes, après la polémique déclenchée par sa dénonciation de violences "de tous les côtés".
Les autorités fédérales ont ouvert une enquête pour violation des droits civils après la mort d'une manifestante samedi, lorsqu'une voiture a foncé dans la foule des contre-manifestants venus s'opposer à un rassemblement ultranationaliste.
Les violences ont placé l'administration Trump sous pression pour condamner sans équivoque les mouvements d'extrême-droite à l'origine des heurts.
Nombre de militants nationalistes professent leur allégeance au président républicain et l'ont largement soutenu pendant la campagne électorale de l'année dernière.
Les démocrates et certains responsables républicains ont critiqué la réponse du président, jugée tardive et ambivalente à l'égard des suprémacistes blancs qui manifestaient pour défendre le maintien dans un parc public d'une statue du général confédéré Robert Lee.
Les Etats-Unis sont le théâtre d'un vif débat sur l'utilisation des symboles de l'armée confédérée qui défendait le maintien de l'esclavage lors de la guerre civile américaine.
"Le président a dit avec force dans sa déclaration hier qu'il condamnait toutes les formes de violence, de bigoterie et de haine et cela inclut bien sûr les suprémacistes blancs, le KKK (Ku Klux Klan), les néonazis et tous les groupes extrémistes. Il a appelé à l'unité nationale et à rapprocher tous les Américains", a déclaré la Maison blanche dans un communiqué dimanche.
Le texte, envoyé à des journalistes, est signé d'un porte-parole de la Maison blanche non identifié.
Samedi, Donald Trump avait dit: "Nous condamnons dans les termes les plus forts ces démonstrations flagrantes de haine, de bigoterie et de violence de tous les côtés, de nombreux côtés".
ENHARDIS PAR LA CAMPAGNE
Dimanche, le maire démocrate de la ville universitaire de Virginie a attribué la paternité des violences nationalistes à la campagne menée par Donald Trump en 2016.
Son accession à la Maison blanche a incité des militants à se faire entendre ouvertement.
"Regardez la campagne qu'il a faite (...) Il y a deux mots qui doivent être dits encore et encore, ceux de terrorisme intérieur et de suprémacisme blanc. C'est exactement ce que nous avons vu ce week-end", a-t-il déclaré à la chaîne CNN.
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Plus de 1.000 policiers ont été déployés à Charlottesville, a-t-il ajouté, évoquant une réponse policière adaptée.
Les forces de l'ordre locales ont été critiquées par certains médias américains, qui ont dénoncé une réponse trop faible et leur impréparation.
Des rassemblements de solidarité avec Charlottesville ont été organisés dimanche dans tous les Etats-Unis pour "honorer tous ceux qui sont la cible d'attaques parce qu'ils s'unissent contre la haine", ont annoncé plusieurs organisateurs sur les réseaux sociaux.
Dimanche matin, la fille et conseillère de Donald Trump Ivanka Trump a invité sur Twitter les Américains à "être un pays UNI". "Il ne doit pas y avoir de place pour le racisme, le suprémacisme blanc et les néo-nazis", a-t-elle ajouté.
Donald Trump n'a pour le moment pas dénoncé en personne les seuls groupes d'extrême-droite. Il a prévenu vendredi qu'il donnerait lundi une grande conférence de presse.
Quatre personnes ont été interpellées après les violences, dont James Fields, un jeune homme de 20 ans originaire de l'Ohio, qui est soupçonné d'avoir précipité sa voiture dans la foule de manifestants antiracistes, tuant une jeune femme et blessant 19 personnes, dont cinq sont dans un état grave.
Heather Heyer, une assistante juridique de 32 ans habitant Charlottesville, s'était rendue dans le centre-ville avec des amis pour s'opposer au rassemblement de nationalistes blancs.
(Julie Carriat et Tangi Salaün pour le service français)
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