Un Français tué à Ouagadougou, Macron promet son aide
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Macron promet au burkina faso son aide dans la lutte antiterroriste
Philippe Wojazer
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Macron promet au burkina faso son aide dans la lutte antiterroriste
Philippe Wojazer
PARIS (Reuters) - Un ressortissant français a été tué dans l'attaque d'un café-restaurant de Ouagadougou par des djihadistes présumés, a confirmé lundi le ministère français des Affaires étrangères.
"Le ministre a présenté ses condoléances aux proches des victimes parmi lesquelles figure un ressortissant français décédé sur le lieu de l'attaque", peut-on lire dans un communiqué des services de Jean-Yves Le Drian.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance des chefs "d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteurs terroriste criminelle", confiée à la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) et à la DCPJ (Direction centrale de la police judiciaire), a-t-on ajouté de source judiciaire.
L'attaque de Ouagadougou a fait 20 morts, dont les deux assaillants, a annoncé le ministre de la Communication burkinabé, Rémi Dandjinou.
Le Français qui a trouvé la mort dans l'attaque est un homme d'une soixantaine d'années résidant au Burkina Faso et il n'existe aucune indication selon laquelle d'autres ressortissants français figureraient parmi la vingtaine de blessés, a-t-on précisé de source française.
"Nous restons aujourd'hui totalement mobilisés afin de venir en aide à nos compatriotes sur place", a dit lors d'un point de presse Pierre Fournier, directeur adjoint du Centre français de crise et de soutien. Quelque 3.500 Français vivent dans le pays.
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De source française, on explique que le restaurant où a eu lieu l'attaque est moins directement identifié comme un lieu pour expatriés que d'autres cibles.
"Cet épisode supplémentaire de terrorisme montre que la menace très forte au nord Mali se déplace vers un centre de gravité plus au Sud", a expliqué un diplomate français.
Emmanuel Macron a salué dans un communiqué "la mobilisation efficace des autorités burkinabé" et s'est entretenu avec son homologue burkinabé Roch Marc Christian Kaboré.
Les deux présidents "sont convenus de l'urgence de mettre en œuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d'accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel. Ils auront tous les deux des contacts dans les prochains jours avec les autres chefs d'Etat de la région pour poursuivre cette mobilisation", peut-on lire dans un second communiqué.
Les chefs d'Etat du G5 Sahel (Mali, Tchad, Mauritanie, Niger, Burkina Faso) ont lancé le mois dernier une force conjointe contre les groupes djihadistes qui continuent leurs activités meurtrières dans la région malgré la présence du contingent français de la force "Barkhane" et des casques bleus de la mission de l'Onu (Minusma).
La force n'est cependant pas encore opérationnelle et connaît des difficultés budgétaires.
(Yves Clarisse, avec Cyril Altmeyer)
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