L'Iran pourrait sortir de l'accord de 2015 en cas de nouvelles sanctions américaines
reuters.com

L'iran pourrait sortir de l'accord de 2015 en cas de nouvelles sanctions americaines
TIMA AGENCY
reuters.com

L'iran pourrait sortir de l'accord de 2015 en cas de nouvelles sanctions americaines
TIMA AGENCY
DUBAI (Reuters) - L'Iran pourrait dénoncer "en quelques heures" l'accord de 2015 sur son programme nucléaire si les Etats-Unis continuent de lui imposer de nouvelles sanctions, a prévenu mardi le président iranien, Hassan Rohani.
"Si l'Amérique veut repartir sur cette expérience (ndlr, imposer des sanctions), l'Iran retournera dans un court laps de temps - pas une semaine, pas un mois, mais en quelques heures - à des conditions plus avancées qu'avant le début des négociations", a-t-il dit lors d'une séance parlementaire retransmise en direct à la télévision.
L'accord sur le programme nucléaire iranien (JCPOA, Plan d'action global conjoint), signé en juillet 2015 par l'Iran avec le groupe dit "P5+1" (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) prévoit d'encadrer et de surveiller les activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée progressive des sanctions imposées à Téhéran.
Le département américain du Trésor a imposé fin juillet de nouvelles sanctions à Téhéran, sanctionnant six sociétés iraniennes pour leur implication dans le développement du programme balistique iranien après l'essai réussi d'un lanceur de satellites par Téhéran.
Début août, Donald Trump a parallèlement promulgué une loi d'initiative parlementaire ajoutant d'autres sanctions à la liste des mesures de rétorsion prises à l'encontre de l'Iran, de la Russie et la Corée du Nord.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

"Le monde a clairement observé que sous Trump, l'Amérique a ignoré des accords internationaux et que, en plus de fragiliser (le JCPOA), elle n'a pas respecté sa parole sur l'accord de Paris (sur le climat) et sur l'accord avec Cuba", a poursuivi Rohani.
Les Etats-Unis, a ajouté le président iranien, "ne sont ni bon partenaire, ni un négociateur fiable".
(Bureau de Dubaï; Arthur Connan et Henri-Pierre André pour le service français)
reuters.com