Le dispositif "Sentinelle" sera plus mobile, annonce Collomb
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Le dispositif "sentinelle" va etre rendu plus mobile
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PARIS (Reuters) - Le dispositif "Sentinelle", qui mobilise 7.000 militaires pour des opérations de sécurisation de lieux et d'événements publics, va être redéfini, a déclaré mardi matin le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.
"Nous allons redéfinir le dispositif de manière à le rendre plus mobile. C'est-à-dire qu'on n'ait pas simplement un dispositif de 7.000 personnes (...) qui soient sur des postes fixes mais peut-être 3.500 dans des postes définis et 3.500 dans des postes plus souples de manière à pouvoir garantir par exemple la Braderie de Lille", a-t-il déclaré sur BFM TV.
"Je crois que ce sera l'objet du prochain conseil de défense", a-t-il ajouté, précisant qu'il était programmé le 30 août.
Plusieurs militaires de l'opération Sentinelle ont été pris pour cibles ces derniers mois, notamment une patrouille attaquée à la voiture bélier le 9 août dernier à Levallois-Perret.
Par ailleurs, Gérard Collomb a précisé que sur les 10.000 postes de policiers et gendarmes créés sur l'ensemble du quinquennat, promesse électorale d'Emmanuel Macron, il y en aurait entre 2.500 et 3.000 l'année prochaine puis à nouveau en 2019.
Le ministre a ajouté que la mise en place de la police de sécurité quotidienne, sorte de nouvelle police de proximité, se ferait par étapes, et non globalement comme dit précédemment.
Il y aura une expérimentation à partir de janvier 2018 dans des communes "où il nous semble que les problèmes soient majeurs", a-t-il précisé.
Le ministre, qui souhaite une collaboration entre police et psychiatrie (), a estimé qu'un tiers des personnes inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) avaient des troubles psychologiques.
Gérard Collomb a aussi évoqué la question des Français combattants du groupe Etat islamique (EI) qui reviennent en France.
"On n'a pas aujourd'hui des flux qui soient considérables", a-t-il dit. Selon lui, 217 majeurs et 54 mineurs seraient revenus d'Irak et de Syrie.
Le ministre de l'Intérieur a ajouté que 18.000 personnes étaient fichées pour radicalisation en France, dont 12.000 suivies de manière très active. "Ça veut dire que la nébuleuse est extrêmement vaste", a-t-il commenté.
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(Cyril Camu, édité par Emmanuel Jarry)
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