Politique migratoire: Angela Merkel dit ne rien regretter
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BERLIN (Reuters) - Angela Merkel déclare ne regretter en rien d'avoir ouvert en 2015 les frontières de l'Allemagne à des centaines de milliers de réfugiés et de migrants.
Dans une interview que publie dimanche le Welt am Sonntag, la chancelière estime ne pas avoir fait d'erreur en accueillant sur le sol allemand un million de migrants ces deux dernières années, même si cela a provoqué des dissensions sérieuses au sein du camp conservateur et a quelque peu entamé sa popularité.
A quatre semaines des élections législatives du 24 septembre, un sondage de l'institut Emnid montre que les conservateurs recueilleraient 38% si le scrutin avait lieu maintenant, 15 points de plus que les sociaux-démocrates du SPD, la principale force de gauche. La CDU/CSU a ainsi retrouvé des couleurs depuis les 32% d'intentions de vote qu'on lui prédisait en février, même si elle ne s'est pas hissée au niveau des dernières législatives, en 2013, quand elle avait obtenu 41,5% des suffrages.
"Je reprendrais toutes les décisions importantes de 2015 de la même façon", dit la chancelière fédérale dans l'interview. "C'était une situation hors norme, et j'ai pris ma décision sur la base de ce que je jugeais être bon, d'un point de vue politique et humanitaire".
"Ce genre de situation extraordinaire survient de temps en temps dans l'histoire d'un pays", ajoute-t-elle. "Le chef du gouvernement doit alors agir, et c'est ce que j'ai fait."
Sa décision d'ouvrir les frontières aux migrants et réfugiés, venus pour une bonne part de pays en conflit comme l'Irak et la Syrie, a favorisé l'ascension du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui, selon les instituts de sondage, pourrait obtenir jusqu'à 10% le 24 septembre.
A 63 ans, Angela Merkel brigue un quatrième mandat de quatre ans à la tête du pays.
(Erik Kirschbaum; Eric Faye pour le service français)
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