Séoul veut réduire les sources extérieures de financement de Pyongyang
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Seoul veut reduire les sources exterieures de financement de pyongyang
YONHAP
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Seoul veut reduire les sources exterieures de financement de pyongyang
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SEOUL (Reuters) - Le président sud-coréen Moon Jae-in, qui a multiplié les contacts téléphoniques lundi, a plaidé pour une accentuation des sanctions pesant contre la Corée du Nord.
Au lendemain du sixième essai nucléaire mené par le régime de Pyongyang, Moon a notamment estimé que le Conseil de sécurité des Nations unies devrait chercher à couper davantage encore les sources extérieures de financement de la République populaire démocratique de Corée, rapportent ses services.
Lors d'une discussion téléphonique avec Vladimir Poutine, il a ainsi évoqué la question des travailleurs nord-coréens détachés à l'étranger.
Dans un rapport rendu public en 2015, les Nations unies estimaient à plus de 50.000 le nombre de Nord-Coréens travaillant à l'étranger, rapportant à l'Etat entre 1,2 et 2,3 milliards de dollars par an, des chiffres que contestent ou relativisent cependant certains experts.
La majeure partie d'entre eux travaillent en Russie et en Chine. D'autres sont employés dans des pays d'Afrique et sur des chantiers du bâtiment au Moyen-Orient, notamment au Qatar qui prépare les installations pour la Coupe du monde de football 2022. Plusieurs centaines vivent dans des pays de l'Union européenne.
Selon une étude de l'Alliance européenne pour les droits de l'homme en Corée du Nord (EAHRNK) datant de l'été 2016, ces Nord-Coréens, que l'ONG qualifie d'"esclaves d'Etat", travaillent entre 10 et 12 heures par jour, six jours par semaine et reversent jusqu'à 90% de leurs salaires à Pyongyang.
Le président sud-coréen a également proposé un blocus sur les livraisons de pétrole vers son voisin du Nord.
Il est par ailleurs convenu avec Donald Trump de supprimer une règle limitant à une demi-tonne le poids maximal des ogives conventionnelles équipant les missiles sud-coréens, rapportent les services de la Maison bleue, la présidence sud-coréenne, rendant compte d'une discussion téléphonique avec le président américain.
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La suppression de cette limite augmentera la force de frappe de l'armée sud-coréenne.
(Christine Kim avec Emma Batha à Londres; Henri-Pierre André pour le service français)
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