La CJUE désavoue les pays de l'Est sur les réfugiés
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La cjue devrait desavouer les pays de l'est sur les refugies
Francois Lenoir
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La cjue devrait desavouer les pays de l'est sur les refugies
Francois Lenoir
LUXEMBOURG (Reuters) - La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a rejeté mercredi un recours déposé par la Hongrie et la Slovaquie, avec le soutien de la Pologne, pour ne pas appliquer le plan de répartition obligatoire des réfugiés à travers l'UE, ce qui a suscité de vives réactions à Budapest et Bratislava.
La cour de Luxembourg estime dans un arrêt que ce mécanisme est "proportionné".
Fin juillet, l'avocat général de la CJUE, Yves Bot, dont l'avis n'est pas contraignant mais généralement suivi par le tribunal, avait rejeté les arguments présentés par Bratislava et Budapest.
La Slovaquie a réagi en disant respecter l'avis de la CJUE mais en réaffirmant que sa position ne varierait pas.
"Notre position sur la question des quotas ne change pas", a déclaré le Premier ministre slovaque, Robert Fico. "Nous continuerons à faire preuve de solidarité sans être forcé à recevoir des migrants de pays tiers qui, de toute façon, ne veulent pas venir ici", a-t-il ajouté.
Plus catégorique, la Hongrie a jugé l'avis de la CJUE consternant et inacceptable.
"Le gouvernement hongrois estime que la décision rendue aujourd'hui par la cour européenne est consternante et inacceptable", a dit le chef de la diplomatie magyare, Peter Szijjarto, lors d'une conférence de presse.
"Cette décision met en péril la sécurité et l'avenir de l'ensemble de l'Europe", a ajouté le ministre, pour qui l'avis est motivé par des considérations politiques plutôt que juridiques ou professionnelles. "La politique viole le droit et les valeurs de l'Europe", a-t-il conclu.
25.000 TRANSFERTS
Le commissaire européen aux Migrations, Dimitris Avramopoulos, en revanche, a déclaré sur Twitter qu'il était désormais "temps de travailler dans l'unité et d'appliquer pleinement la solidarité".
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La question de la répartition des réfugiés divise le bloc européen depuis plus de deux ans et les hauts responsables de l'UE espèrent que la décision de la CJUE permettra de clore le sujet et de reprendre les discussions sur la politique d'asile en Europe.
Les gouvernements du groupe dit de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie) sont fermement opposés au plan de relocalisation des migrants et réfugiés dans l'UE, adopté lors de la crise migratoire de 2015.
Ils jugent que ce plan, destiné à soulager les pays de "première entrée" comme l'Italie et la Grèce, rogne leur souveraineté et met en péril l'homogénéité culturelle de leurs sociétés.
Ils font valoir que le bloc devrait avant tout renforcer le contrôle de ses frontières extérieures pour réduire l'immigration illégale.
Depuis 2014, l'UE a accueilli plus de 1,7 million de migrants et réfugiés en provenance du Moyen-Orient et d'Afrique. Mais après l'afflux massif de 2015, le nombre d'arrivées a baissé régulièrement.
La Commission européenne a précisé en juillet qu'environ 25.000 personnes avaient été transférées hors d'Italie et de Grèce en vertu de son plan de relocalisation, au lieu des 120.000 prévues.
La Hongrie et la Pologne n'ont pas accueilli un seul réfugié, la Slovaquie et la République tchèque en ont reçu chacune une dizaine.
(Michele Sinner, avec Gabriela Baczynska à Bruxelles, Tatiana Jancarikova à Bratislava et Gergely Szakacs à Budapest, Jean-Stéphane Brosse et Eric Faye pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
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