En deux semaines, 270.000 Rohingya de Birmanie ont fui au Bangladesh
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Quelque 270.000 rohingya de birmanie ont fui au bangladesh en deux semaines
MOHAMMAD PONIR HOSSAIN
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Quelque 270.000 rohingya de birmanie ont fui au bangladesh en deux semaines
MOHAMMAD PONIR HOSSAIN
GENEVE (Reuters) - Les Nations unies estiment à 270.000 le nombre de Rohingya, ethnie musulmane de Birmanie, ayant fui vers le Bangladesh en l'espace de deux semaines.
Dans une note adressée vendredi à la presse, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ajoute que les deux camps de réfugiés existants au Bangladesh sont saturés.
"Les deux camps de réfugiés à Cox's Bazar, dans le sud-est du Bangladesh - qui accueillaient près de 34.000 réfugiés Rohingya avant cet afflux - sont désormais sur le point d'éclater. La population a plus que doublé en deux semaines, totalisant plus de 70.000 personnes", souligne le HCR.
"La vaste majorité d'entre eux sont des femmes, y compris des mères avec des nouveau-nés, des familles avec enfants, qui arrivent dans un état déplorable d'épuisement et de faim et cherchent désespérément un abri", ajoute le HCR.
L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) précise que 130.000 réfugiés Rohingya ont été enregistrés dans ces camps de réfugiés et dans d'autres installations provisoires, 90.000 autres ont trouvé refuge dans des communautés d'accueil et près de 50.000 vivent dans des campements improvisés.
L'exode a été provoqué par des attaques menées par des insurgés le 25 août et par la contre-offensive militaire qui s'en est suivie dans l'Etat d'Arakan (Rakhine), dans l'ouest de la Birmanie, à la frontière avec le Bangladesh.
Se joignant à l'inquiétude exprimée par des dirigeants de pays à majorité musulmane, dont la Turquie et l'Indonésie, le gouvernement américain a invité vendredi les autorités birmanes à agir de manière "responsable" dans l'Etat d'Arakan.
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Le sous-secrétaire d'Etat chargé de l'Asie du Sud-Est, Patrick Murphy, a déclaré à la presse que Les Etats-Unis considéraient que des "manquements" de la part de l'armée et du gouvernemnt s'y étaient produits.
Washington, a-t-il ajouté, souhaite le rétablissement dans les meilleurs délais de l'aide humanitaire et de l'accès de la presse à la région.
(Tom Miles, avec la rédaction de Washington, Henri-Pierre André et Gilles Trequesser pour le service français)
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