Ra'ad al Hussein (Onu) dénonce un "nettoyage ethnique" contre les Rohingya de Birmanie
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Ra'ad al hussein (onu) denonce un "nettoyage ethnique" contre les rohingya de birmanie
Denis Balibouse
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Ra'ad al hussein (onu) denonce un "nettoyage ethnique" contre les rohingya de birmanie
Denis Balibouse
GENEVE (Reuters) - La répression menée par les forces de sécurité birmanes contre les Rohingya est "clairement disproportionnée" et relève du "nettoyage ethnique", a dénoncé lundi Zeid Ra'ad al Hussein, le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme.
D'après les dernières estimations de l'Onu, quelque 294.000 membres de cette minorité musulmane de l'Etat d'Arakan (Rakhine) ont fui au Bangladesh depuis le 25 août sur fond d'informations faisant état de villages incendiés et d'exécutions extrajudiciaires.
Une étude de l'Inter Sector Coordination Group (ISCG), mis en place par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour coordonner les efforts à Cox's Bazar, au Bangladesh, évalue lundi leur nombre à 313.000 en un peu plus de deux semaines et rappelle qu'avec une précédente crise remontant à octobre 2016, ce sont au moins 477.000 Rohingya qui ont cherché refuge ces derniers mois au Bangladesh.
S'adressant aux membres du Conseil des droits de l'homme de l'Onu à Genève, Zeid Ra'ad al Hussein a appelé le gouvernement birman "à mettre fin à l'opération militaire cruelle en cours, avec l'obligation de rendre compte de toutes les violations qui se sont produites, et à renverser le schéma de discrimination grave et généralisée contre la population Rohingya".
"La situation ressemble à un cas d'école de nettoyage ethnique", a-t-il ajouté.
Aux autorités birmanes qui affirment être confrontées à des actes "terroristes", le Haut Commissaire a recommandé de "cesser de prétendre" que les Rohingya incendient eux-mêmes leurs maisons.
"Ce déni total de la réalité affecte grandement la réputation internationale du gouvernement", a-t-il dit, ajoutant "avoir reçu de multiples informations et photos satellite d'éléments des forces de sécurité et de milices locales incendiant des villages Rohingya et des récits cohérents d'assassinats extrajudiciaires, y compris de tirs sur des civils en fuite".
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(Stephanie Nebehay avec Karishma Singh à Bangalore; Henri-Pierre André pour le service français)
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