Le Hezbollah proclame la victoire du camp Assad, selon Moscou, 85% du territoire repris
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L'armee du regime controle desormais 85% de la syrie, dit moscou
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L'armee du regime controle desormais 85% de la syrie, dit moscou
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par Tom Perry et Katya Golubkova
BEYROUTH/MOSCOU (Reuters) - L'armée syrienne a chassé à ce jour les "groupes armés illégaux" de 85% du territoire, a déclaré mardi le chef de l'état-major russe en Syrie tandis que le Hezbollah libanais, allié de Bachar al Assad, a proclamé la victoire des forces pro-Damas dans la guerre en Syrie.
Mais l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a contesté l'assertion russe et affirme que les forces pro-gouvernementales syriennes ne contrôlent que 48% du territoire contre 23% environ pour les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de combattants kurdo-arabes.
Les déclarations de l'armée russe et du Hezbollah, qui font suite à la progression des forces pro-gouvernementales dans le secteur de Daïr az Zour, dans l'est du pays, constituent les affirmations les plus confiantes émanant d'alliés du régime depuis le début de la guerre, issue des manifestants du "printemps arabe" de 2011.
"Nous avons gagné la guerre en Syrie et il ne reste que quelques batailles éparses", a affirmé Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, cité par Al Akhbar, une publication proche du mouvement chiite libanais qui a envoyé des milliers de combattants se battre au côte des forces d'Assad.
Ses propos, tenus lors d'un rassemblement religieux, ont été confirmés à Reuters par un source informée de ce discours de victoire.
De son côté, le lieutenant-général Alexandre Lapine, qui dirige les forces russes en Syrie, a affirmé qu'"à ce jour, 85% du territoire syrien a été libéré de la présence de militants de groupes armés illégaux".
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Les djihadistes de l'Etat islamique ne contrôlent plus que 27.000 km² environ, a ajouté le chef d'état-major du contingent militaire russe, dont l'intervention au côté des forces pro-gouvernementales syriennes, fin septembre 2015, à un moment où la survie du régime Assad semblait menacée, a renversé l'équilibre des forces.
Lapine n'a pas fait mention en revanche des territoires tenus dans le nord du pays par les Forces démocratiques de Syrie (FDS), alliance kurdo-arabe soutenue par les Etats-Unis.
L'officier russe, cité par l'agence de presse russe RIA, précise que la libération de la ville de Daïr az Zour, dans l'est du pays, se poursuit. "Les troupes syriennes parachèvent la défaite de l'organisation EI bloquant les quartiers nord et sud de Daïr az Zour", a-t-il dit, ajoutant que l'assaut était commandé par le général Souheïl al Hassan, un officier syrien qui a gagné en prestige au cours de la guerre.
Les forces gouvernementales, appuyées par l'aviation russe, des effectifs iraniens et le Hezbollah, ont opéré la semaine dernière leur jonction avec les forces fidèles au régime qui étaient encerclées depuis 2014 dans une partie de la ville de Daïr az Zour et sur la base aérienne adjacente.
Les quelque 93.000 civils qui vivaient dans l'enclave gouvernementale étaient jusque-là ravitaillés par voie aérienne.
Dimanche, les forces pro-Damas ont achevé la reprise de la route entre Daïr az Zour et Damas, au sud-ouest.
FRAPPES AÉRIENNES
Au cours de l'année écoulée, avec le soutien militaire de la Russie, de l'Iran et du Hezbollah, Assad a repris une large partie du territoire, écrasant de nombreuses enclaves tenues par des forces rebelles à Alep, Homs et Damas. Des accords de cessez-le-feu locaux ont dans le même temps conduit à l'évacuation de milliers de ses opposants vers les dernières zones encore tenues par les rebelles.
Ils ont également rendu possible un redéploiement des forces gouvernementales vers la province pétrolière de Daïr az Zour, où l'EI doit aussi faire face à la progression des combattants kurdo-arabes des Forces démocratiques syriennes.
D'après l'OSDH, des frappes aériennes vraisemblablement menées par des avions russes ont fait 69 morts parmi la population civile depuis dimanche dans la province de Daïr az Zour, près de l'Euphrate.
A Moscou, le ministère de la Défense n'a pas répondu aux sollicitations de Reuters.
L'OSDH, qui s'appuie sur un réseau d'informateurs, précise que les bombardements ont touché des campements civils installés sur la rive ouest du fleuve et des embarcations assurant la traversée vers sa rive orientale.
La télévision officielle syrienne a parallèlement fait état de tirs de l'artillerie syrienne sur des embarcations évacuant des djihadistes de l'EI de leurs dernières positions dans la ville de Daïr az Zour vers la rive orientale de l'Euphrate.
"Leur dernière issue de secours hors de la ville passe par ces canots et, si Dieu le veut, nous les frapperons dans l'eau avant qu'ils ne puissent s'enfuir", a expliqué un commandant interrogé par la télévision.
Hormis les zones tenues par l'EI et les FDS, quelques enclaves restent contrôlées par des groupes rebelles: un réduit dans le nord-ouest du pays; un autre dans le sud-ouest; la région de la Ghouta orientale, près de Damas - où les forces d'Assad sont passées à l'offensive; un secteur au nord de la ville de Homs.
(avec Laila Bassam à Beyrouth et Dmitri Soloviov à Moscou; Eric Faye, Nicolas Delame et Henri-Pierre André pour le service français)
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