La Cour suprême du Brésil autorise une enquête sur le président Temer
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La cour supreme du bresil autorise une enquete sur le president temer
ADRIANO MACHADO
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La cour supreme du bresil autorise une enquete sur le president temer
ADRIANO MACHADO
BRASILIA (Reuters) - Un juge de la Cour suprême du Brésil a autorisé les procureurs fédéraux à enquêter sur le président Michel Temer dans le cadre d'une affaire de corruption présumée autour d'un décret régulant l'activité portuaire, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.
L'enquête autorisée par le juge Roberto Barroso s'appuie sur la mise sur écoutes téléphoniques d'un ancien conseiller de Temer, Rodrigo Rocha Loures, alors que l'administration préparait un nouveau décret censé favoriser les investissements dans le secteur portuaire.
Le décret prolonge notamment de 25 à 35 ans la durée de concession des installations portuaires à des opérateurs privés, renouvelable une fois.
D'autres nuages pèsent sur Michel Temer, qui a succédé à la présidente Dilma Rousseff, victime l'an dernier d'une procédure de destitution parlementaire pour avoir maquillé les comptes publics.
Dans un rapport publié lundi, la police fédérale le met ainsi en cause, ainsi que plusieurs de ses proches conseillers au sein du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), dans de possibles actes de corruption active et passive, fraudes et autres délits qui leur auraient permis de détourner plus de 31 millions de réals (environ 8 millions d'euros).
Le rapport de police, transmis à la Cour suprême fédérale, seule habilitée à enquêter sur un président en exercice, n'indique pas de quels avantages a bénéficié le chef de l'Etat mais il montre du doigt plusieurs transferts financiers effectués à partir de sociétés comme Odebrecht, conglomérat opérant dans les secteurs du bâtiment, de la chimie et de la pétrochimie, notamment.
Le rapport, fondé sur des témoignages recueillis récemment, évoque aussi des sommes en liquide provenant de contrats publics qui auraient servi à financer la campagne électorale d'au moins un des conseillers du président.
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Début août, dans une autre affaire de corruption présumée, le président brésilien a échappé à un renvoi en justice, la Chambre des députés ayant voté contre sa mise en accusation, que réclamait le procureur général du Brésil, Rodrigo Janot, pour avoir illégalement perçu jusqu'à 38 millions de réals (10 millions d'euros) de la part du groupe agroalimentaire JBS.
(Ricardo Brito et Lisandra Paraguassu avec Guillermo Parra-Bernal à Sao Paulo; Pierre Sérisier et Henri-Pierre André pour le service français)
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