Au moins 60 morts dans une attaque près de Nassiria, dans le sud de l'Irak
reuters.com
reuters.com
BAGDAD (Reuters) - Une soixantaine de personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées dans un triple attentat suicide commis jeudi dans le sud à majorité chiite de l'Irak, près de la ville de Nassiria, a-t-on appris de sources policières et médicales.
Une demi-douzaine d'assaillants déguisés en membres des forces de sécurité et circulant à bord de véhicules militaires volés ont participé à ces attaques, revendiquées par le groupe Etat islamique (EI). Elles ont visé un barrage de police et deux restaurants sur un grand axe routier proche de Nassiria.
Dans un communiqué de revendication diffusé par son agence Amak, l'EI affirme avoir tué des "dizaines de chiites".
Dans les milieux du renseignement à Bagdad, on s'attend à voir de plus en plus d'attentats de ce type revendiqués par Daech à mesure que les combattants djihadistes subissent des revers sur le terrain en Irak, comme la perte de Mossoul.
Les attaques du groupe djihadiste sont en effet rares dans le sud de l'Irak, où se concentre une grande partie de la production pétrolière du pays et où les forces de sécurité exercent un contrôle plus strict que dans le reste du pays.
Le directeur des autorités sanitaires de Nassiria, Djassim al Khalidi, a averti que le bilan pourrait s'alourdir car de nombreux blessés sont dans un état très grave.
L'attaque la plus meurtrière s'est produite dans un restaurant au sud-ouest de Nassiria.
"Un assaillant a activé sa ceinture d'explosifs à l'intérieur du restaurant bondé et un groupe d'autres hommes armés a ouvert le feu et jeté des grenades sur les convives", a déclaré Ali Abdoul Hussain, colonel de police.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Plusieurs policiers ont été tués lors de l'attaque de leur barrage, mais le bilan reste confus.
Les forces de sécurité ont été placées en état d'alerte dans la plupart des provinces du sud du pays, dont celle de Bassorah, à la suite de ces attaques.
(Aref Mohammed et Ahmed Rasheed, Henri-Pierre Andr, Jean-Stéphane Brosse et Gilles Trequesser pour le service français)
reuters.com