L'Allemagne refusera toute mutualisation des dettes, dit Merkel
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L'allemagne refusera toute mutualisation des dettes, dit merkel
Axel Schmidt
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L'allemagne refusera toute mutualisation des dettes, dit merkel
Axel Schmidt
PARIS (Reuters) - L'Allemagne continuera de refuser toute mutualisation des dettes entre Etats membres de la zone euro, déclare Angela Merkel dans un entretien à Ouest-France et Funke à paraître samedi et transmis vendredi à Reuters.
La chancelière allemande évoque la possibilité d'"un appui financier pour les projets de réforme dans certains pays" et celle d'une transposition de certaines règles nationales de la législation du travail ou d'efficacité des administrations dans d'autres Etats membres.
Pour renforcer la zone euro, "nous travaillons à une union bancaire et à un Fonds monétaire européen afin de pouvoir agir, dans des conditions rigoureuses, dans les situations de crise. Il y a là une différence avec une mutualisation des dettes, chose que nous refusons. Ce principe ne change pas", dit-elle.
Priée de dire si elle imagine des impôts européens pour financer un budget commun, elle répond : "Non, je ne vois pas pour l'instant de projet convaincant d'impôt européen."
Le président français, Emmanuel Macron, fera dans quelques jours une série de propositions pour "refonder l'Europe" sur les dix prochaines années, dont un renforcement de l'Union économique et monétaire regardé avec perplexité par les dirigeants allemands.
Au coeur de leur attention, son souhait de créer un budget de la zone euro, doté un jour de centaines de milliards d'euros, associé à une capacité d'emprunt commune, piloté par un exécutif permanent et dont un Parlement contrôlerait l'usage. Emmanuel Macron a évoqué l'idée qu'un transfert de fiscalité nationale puisse un jour alimenter ce budget.
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(Jean-Baptiste Vey, édité par Sophie Louet)
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