Les USA prient les Kurdes d'Irak de renoncer à leur référendum
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Irak: le projet de referendum kurde soumis au parlement local
AZAD LASHKARI
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Irak: le projet de referendum kurde soumis au parlement local
AZAD LASHKARI
WASHINGTON/ERBIL, Irak (Reuters) - Les Etats-Unis ont prié vendredi l'administration du Kurdistan irakien autonome de renoncer au référendum d'autodétermination prévu le 25 septembre, qui risque selon eux de nuire à la lutte contre les djihadistes de l'Etat islamique.
"Nous appelons par conséquent le gouvernement régional du Kurdistan à annuler le référendum et à entamer un dialogue sérieux et durable avec Bagdad, ce que les Etats-Unis se sont dits prêts à faciliter", dit la Maison blanche dans un communiqué.
Le parlement du Kurdistan irakien, qui ne s'était pas réuni depuis deux ans, s'est prononcé un peu plus tôt à une très large majorité en faveur de la tenue de la consultation, que le gouvernement juge inconstitutionnelle. L'Iran et la Turquie, qui craignent qu'elle n'alimente les velléités séparatistes de leurs propres minorités kurdes, y sont également très hostiles.
Massoud Barzani, président de la région autonome, a annoncé dans la journée qu'il aurait lieu comme prévu, malgré les pressions des Etats-Unis et de leurs alliés, qui craignent donc que les tensions entre Erbil et Bagdad ne détournent les forces kurdes et irakiennes de la lutte contre les djihadistes.
"Nous n'avons toujours pas entendu parler d'une offre alternative au référendum du Kurdistan. La consultation ne sera pas reportée", a-t-il déclaré, évoquant les discussions avec des émissaires américains et occidentaux qui se sont déroulées cette semaine à Erbil.
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En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a jugé sa décision "très mauvaise". Le ministère des Affaires étrangères avait averti la veille que le scrutin aurait un coût.
Le mouvement Gorran, principale composante de l'opposition kurde irakienne, a boycotté la séance parlementaire de vendredi. C'est un conflit politique entre cette formation et le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Barzani qui entraîné la suspension des travaux parlementaires en 2015.
(Makini Brice et Raya Jalabi, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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