Arrestation d'un homme à Douvres après l'attentat de Londres
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Attentat de londres: la chasse a l'homme se poursuit
PETER NICHOLLS
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Attentat de londres: la chasse a l'homme se poursuit
PETER NICHOLLS
par Kate Holton
LONDRES (Reuters) - La police britannique a arrêté un jeune homme de 18 ans samedi matin dans le port de Douvres et effectué des perquisitions dans un logement situé dans une petite ville près de Londres au lendemain de l'attentat qui a fait 30 blessés dans un train de banlieue.
La Première ministre britannique, Theresa May, a annoncé vendredi soir que le degré d'alerte à la sécurité au Royaume-Uni avait été relevé de "grave" à "critique", le niveau maximal, ce qui signifie qu'un nouvel attentat est peut-être imminent. Elle a annoncé que l'armée et la police avaient été déployées sur des sites stratégiques.
L'arrestation de samedi matin, qualifiée d'importante par la police, a eu lieu vers 07h50 (06h50 GMT) dans la zone portuaire de Douvres, située en face de la ville française de Calais. Cinq heures plus tard, une perquisition était lancée dans un logement à Sunbury, une ville de la banlieue sud-ouest de Londres tandis que les environs étaient évacués par mesure de précaution.
Sunbury est une petite ville du comté du Surrey, situé à une vingtaine de kilomètres de la station de Parsons Green où a explosé la bombe vendredi. La station a rouvert samedi matin.
La ministre de l'Intérieur Amber Rudd a elle aussi parlé d'arrestation importante et indiqué qu'il s'agissait d'une bombe artisanale.
"Il y a une arrestation très importante. La police a très bien progressé mais l'opération est en cours", a-t-elle déclaré, en confirmant que le niveau d'alerte restait à "critique".
"Cela ne fait pas de doute qu'il s'agissait d'un engin explosif improvisé et c'est de la chance qu'il ait fait si peu de dégâts", a-t-elle ajouté.
Vendredi matin à l'heure de pointe, 30 personnes ont été blessées par une bombe qui a, apparemment, fait long feu, dans un train de banlieue à la station Parsons Green de Londres, dans le sud-ouest de la capitale. Les blessés ont souffert de brûlures, ainsi que de contusions dues à la bousculade, mais aucun n'est dans un état grave, selon les services de santé.
DAVANTAGE DE POLICIERS ARMES DANS LES RUES
L'attentat a été revendiqué par l'Etat islamique, via le canal de son organe de propagande, Amaq.
Cet attentat a conduit le gouvernement à prendre la décision, rare, de déployer des militaires sur les sites jugés stratégiques, notamment dans les centrales nucléaires.
Samedi, des policiers armés patrouillaient dans les rues de Londres près des bureaux du gouvernement à Westminster et devaient surveiller les terrains de football de la Premier League, en particulier le stade national à Wembley.
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"La population va voir davantage de policiers armés dans le réseau des transports et dans nos rues(...)," a expliqué Theresa May dans une déclaration télévisée. "Ce sera une mesure proportionnée qui rassurera un peu plus et permettra d'assurer une meilleure protection, le temps que l'enquête fasse son chemin."
Le Royaume-Uni avait, avant l'attentat de vendredi, déjà connu depuis le début de l'année quatre attaques traitées par la police comme des actes terroristes. Elles ont fait 36 morts au total, sans compter les assaillants.
En mars à Londres, un homme a foncé sur des piétons sur le pont de Westminster, tuant quatre personnes avant de poignarder à mort un policier en faction devant le Parlement. En mai, un attentat suicide à la bombe à l'issue d'un concert pop à Manchester a fait 22 morts.
En juin, trois islamistes ont foncé sur des piétons sur le London Bridge avant de poignarder au hasard des clients de bars ou restaurants, faisant huit morts. En juin également, un homme au volant d'une camionnette a foncé sur des fidèles musulmans, tuant une personne.
L'Etat islamique a revendiqué trois de ces attentats dont celui de Manchester.
En juillet 2005, 52 personnes avaient péri dans des attentats suicides commis par des djihadistes dans trois rames du métro de Londres et un autobus.
Le Royaume-Uni avait également été placé en niveau d'alerte "critique" aux attentats en 2007 puis pendant quatre jours après l'attentat de Manchester.
(Jean-Stéphane Brosse, Eric Faye et Danielle Rouquié pour le service français)
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