Human Rights Watch réclame des sanctions contre l'armée birmane
reuters.com

Human rights watch reclame des sanctions contre l'armee birmane
Danish Siddiqui
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Human rights watch reclame des sanctions contre l'armee birmane
Danish Siddiqui
COX'S BAZAR, Bangladesh (Reuters) - L'ONG Human Rights Watch a appelé lundi à des sanctions ciblées contre l'armée birmane en réponse aux opérations militaires qui ont provoqué la fuite de 410.000 musulmans Rohingya au Bangladesh ces dernières semaines.
L'offensive a été lancée le 25 août dans l'Etat d'Arakan (ouest) en riposte à une vague d'attaques de rebelles Rohingya contre des postes de police et un camp militaire, qui a fait une douzaine de morts.
Des centaines de réfugiés ont encore fui dimanche soir et lundi à bord de canots vers une île située à l'extrémité sud du Bangladesh, colportant des récits de persécutions et de destructions.
Les Nations unies estiment que la campagne menée par les autorités birmanes s'apparente à une opération de nettoyage ethnique, des accusations rejetées par la Birmanie. Environ un million de Rohingya vivaient dans l'Etat d'Arakan avant les récentes violences.
Aung San Suu Kyi, qui dirige de facto le gouvernement birman, essuie les critiques de la communauté internationale en raison de son relatif silence face à cette crise et son incapacité à faire cesser les violences.
La lauréate du prix Nobel de la paix 1991 doit prononcer mardi un discours à la nation.
La crise des Rohingya devrait être discutée cette semaine par les chefs d'Etat et de gouvernement réunis à New York pour la 72e Assemblée générale des Nations unies, à laquelle ne participera pas Aung San Suu Kyi.
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(Tommy Wilkes; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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