Evacuation d'un camp de migrants à Grande-Synthe
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Un camp de migrants evacue a grande-synthe
Pascal Rossignol
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Un camp de migrants evacue a grande-synthe
Pascal Rossignol
LILLE (Reuters) - Le camp de migrants du Puythouck à Grande-Synthe, dans la banlieue de Dunkerque (Nord), a été entièrement évacué mardi, 557 migrants dont 60 enfants étant pris en charge et dirigés vers des Centres d'Accueil et d'Orientation, a annoncé mardi soir la préfecture du département.
Environ 200 policiers et CRS ont pris place mardi matin aux abords du camp et ont procédé au transfert d'environ 300 migrants dirigés vers des bus affrétés par la préfecture.
L'évacuation s'est déroulée dans le calme, même si 16 personnes ont été interpellées dans la journée.
Environ 200 policiers et CRS avaient pris place mardi matin aux abords du camp et ont procédé au transfert des migrants, en majorité des Kurdes irakiens, dirigés vers une douzaine de bus affrétés par la préfecture.
Les migrants ont été déplacés vers des centres d'accueil et d'orientation (CAO) d'une dizaine de régions françaises.
Au dernier recensement de la mairie, entre 350 et 400 migrants s'étaient installés en bordure de bois, à proximité de l'autoroute A16 Dunkerque-Calais.
Cette évacuation est intervenue au lendemain d'une rencontre entre le maire de la ville, l'écologiste Damien Carême, et le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb.
Le maire avait affirmé vouloir installer des sanitaires dans le centre en raison des conditions de vie dégradées et des conditions météorologiques à l'approche de l'hiver.
Il n'a pas souhaité s'exprimer mardi.
Le ministre avait auparavant exposé à plusieurs reprises la position de l'Etat, à savoir ne pas laisser se créer de points de fixation de migrants et les diriger vers des CAO.
Les migrants du camp du Puythouck vivaient pour une partie d'entre eux dans le camp de La Linière, détruit par un incendie dans la nuit du 10 avril dernier. Trois cents chalets abritant 1.500 personnes avaient été détruits après des rixes entre communautés.
Ce centre autorisé par l'Etat était géré et financé par la ville de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières. Il répondait aux normes internationales d'accueil.
(Pierre Savary, édité par Yves Clarisse)
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