Des doutes apparaissent sur la tenue du référendum en Catalogne
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Des doutes apparaissent sur la tenue du referendum en catalogne
SUSANA VERA
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Des doutes apparaissent sur la tenue du referendum en catalogne
SUSANA VERA
BARCELONE (Reuters) - Les opérations menées par la police espagnole en Catalogne cette semaine vont manifestement compliquer la préparation du référendum d'autodétermination prévu le 1er octobre, a déclaré jeudi le vice-président de l'exécutif régional.
La police a, fait sans précédent, arrêté mercredi le secrétaire d'Etat à l'Economie du gouvernement autonome de Catalogne, Josep María Jové, et conduit une quarantaine de perquisitions dans plusieurs ministères régionaux.
En outre, elle a saisi du matériel d'impression, des bulletins de vote, des urnes et 45.000 enveloppes que le gouvernement régional était sur le point d'envoyer pour informer les électeurs du déroulement de la consultation, que le pouvoir central à Madrid juge illégale.
"Il est évident que nous ne serons pas en mesure de voter comme on l'aurait voulu", a déclaré le numéro 2 et ministre de l'Economie de la Generalitat, Oriol Junqueras.
"Ils ont changé les régles", a-t-il dit à la chaîne de télévision TV3.
C'est la première fois depuis l'annonce, au début du mois, de ce référendum qu'un haut responsable du pouvoir exécutif catalan évoque des difficultés en vue de sa tenue.
D'après les enquêtes d'opinion, l'indépendance ne convainc pas la majorité des Catalans mais ils souhaitent dans leur majorité l'organisation d'un référendum sur la question.
Le pouvoir central multiplie les mesures pour empêcher un scrutin auquel il dénie toute légitimité et le président du gouvernement, Mariano Rajoy, est intervenu solennellement à la télévision mercredi soir pour inviter les organisateurs du vote à renoncer à ce qui n'est pour lui qu'une "chimère".
Madrid insiste pour dire que la porte est ouverte pour un dialogue mais celui-ci semble difficile.
Réagissant à l'allocution télévisée de Mariano Rajoy, le président de la Generalitat, Carlos Puigdemont, a tweeté mercredi soir : "Nous n'accepterons pas le retour à des périodes sombres. Le gouvernement catalan défend la liberté et la démocratie". Allusion au franquisme.
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Jeudi, des centaines de personnes se sont rassemblées devant la Haute Cour de justice de Catalogne pour exiger la libération de la dizaine de hauts fonctionnaires arrêtés la veille.
A Madrid, le porte-parole du gouvernement, Inigo Mendez de Vigo, a minimisé la portée de ces rassemblements.
"Lors de ces manifestations, on voit les gens qui y sont mais on ne voit pas tous ceux qui n'y sont pas, et sont beaucoup plus nombreux et restent chez eux parce qu'ils n'aiment pas ce qui se passe", a-t-il dit.
(Sam Edwards, avec Julien Toyer à Madrid, Gilles Trequesser pour le service français)
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