L'accord de Vienne ne peut être renégocié, dit Rohani
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L'accord de vienne ne peut etre renegocie, dit rohani
STEPHANIE KEITH
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L'accord de vienne ne peut etre renegocie, dit rohani
STEPHANIE KEITH
BEYROUTH (Reuters) - L'accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien ne peut être renégocié, a estimé jeudi le président Hassan Rohani.
"Il y a eu des déclarations de la part de certains, selon lesquels l'accord n'est pas mauvais, mais ne doit pas rester tel qu'il est. C'est un bon accord, mais il faudrait que nous revenions à la table des négociations pour voir s'il peut être amélioré (...) Il leur a été dit clairement et définitivement que l'accord sur le nucléaire ne pouvait être renégocié", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse organisée à Téhéran à son retour de l'Assemblée générale de l'Onu.
Son homologue américain Donald Trump multiplie les critiques depuis son arrivée à la Maison blanche contre ce qu'il considère comme l'un des "pires accords jamais conclus" et menace de ne pas "certifier" que l'Iran tient ses engagements devant le Congrès, le 15 octobre prochain, ce qui lui permettrait de le déclarer caduc.
Au lendemain d'un discours très virulent à l'encontre de l'Iran, qu'il a qualifié d'Etat-voyou à la tribune de l'Onu, le président américain a annoncé mercredi avoir pris sa décision sur le sujet, sans en dévoiler la nature.
Le président français Emmanuel Macron a quant à lui jugé l'accord de Vienne insuffisant compte tenu de l'évolution de la situation dans la région et de l'activité accrue de l'Iran dans le domaine balistique, mais a estimé que le dénoncer serait une erreur.
Pour le chef de la diplomatie allemande, son abandon pourrait hypothéquer les chances d'en conclure d'autres, notamment avec la Corée du Nord.
"C'est une situation presque tragique, parce que le seul accord de prévention de la prolifération nucléaire en vigueur est en péril au moment même où d'autres pays comme la Corée du Nord se dotent d'armes nucléaires et alors que de tels processus sont plus nécessaires que jamais", a souligné Sigmar Gabriel.
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Evoquant le discours de Donald Trump, Hassan Rohani l'a jugé "indigne des Nations unies et de quelqu'un qui se dit chef de l'Etat".
"Ce discours n'était pas l'expression du pouvoir, mais de la colère, de la frustration et de la stupidité", a quant à lui estimé jeudi l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution iranienne.
Dans le cadre de l'accord signé le 14 juillet 2015 à Vienne avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne, l'Iran s'est engagé à limiter ses activités nucléaires en échange d'une levée progressive des sanctions internationales.
(Babak Dehghanpisheh, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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