Nouvel échec des républicains face à l'Obamacare
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Trump subit un nouveau contretemps majeur sur l'obamacare
Joshua Roberts
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Trump subit un nouveau contretemps majeur sur l'obamacare
Joshua Roberts
par Susan Cornwell et Yasmeen Abutaleb
WASHINGTON (Reuters) - Une nouvelle tentative républicaine d'abrogation de la réforme de l'assurance maladie adoptée sous la présidence de Barack Obama a échoué mardi au Sénat.
Le parti conservateur, qui avait déjà essuyé un échec en juillet malgré l'insistance de Donald Trump, n'est pas parvenu à convaincre suffisamment d'élus dans ses propres rangs et a renoncé à mettre le texte aux voix.
Le président, qui en a fait l'une des priorités de son mandat, s'est dit déçu du comportement de certains "soi-disant républicains".
"Nous avons globalement manqué de temps", a fait valoir le sénateur Ron Johnson, corapporteur du projet avec Bill Cassidy et Lindsey Graham. Selon lui, une nouvelle tentative aura lieu après la réforme de la fiscalité, autre chantier prioritaire du président.
La majorité présidentielle n'a encore rien obtenu cette année au Congrès et risque de rester bredouille jusqu'à la fin 2017, ce qui pourrait lui coûter cher lors des "midterms", les élections de mi-mandat, en novembre 2018.
Lindsey Graham a récusé l'idée selon laquelle il s'agissait de la dernière chance de se débarrasser de l'Obamacare, un système que les conservateurs jugent coûteux, inutile et intrusif dans la vie des Américains. Il s'est engagé à poursuivre ses efforts.
Les républicains disposent d'une courte majorité de 52 sièges contre 48 au Sénat et ils sont confrontés à la date-butoir du 30 septembre pour faire adopter le texte à la majorité simple, au lieu de la majorité de 60 voix nécessaire pour l'essentiel des mesures.
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PRESSIONS
Susan Collins, élue du Maine, a décidé lundi de se joindre à deux autres sénateurs républicains, John McCain et Rand Paul, hostiles au projet de réforme de l'Affordable Care Act, qui a étendu en 2010 la couverture maladie à environ 20 millions d'Américains.
Elle dit avoir subi d'intenses pressions de la part des responsables républicains, y compris de Donald Trump.
"Le président m'a appelée aujourd'hui, le vice-président (Mike Pence) m'a appelée dans le Maine au cours du week-end, (le ministre de la Santé Tom) Price m'a appelée, cela irait probablement plus vite si je disais qui ne m'a pas appelée", a-t-elle déclaré.
Pour justifier son choix, elle a avancé les coupes importantes prévues par le projet républicain dans le financement de Medicaid, un programme d'accès aux soins destinés aux Américains les plus pauvres et aux enfants handicapés. Elle a précisé que 20% de la population du Maine dépendait de ce programme.
"Prendre un programme qui est en vigueur depuis plus de 50 ans et effectuer de tels changements fondamentaux et structurels (...) et le faire sans organiser de consultations approfondies pour évaluer l'impact sur nos concitoyens les plus vulnérables, c'était inacceptable", a-t-elle dit.
Peu avant l'annonce de sa décision, le Congressional Budget Office (CBO), avait estimé que des millions d'Américains perdraient toute couverture pour les soins les plus coûteux si le projet républicain était adopté.
Ce texte permettrait d'économiser environ 1.000 milliards de dollars de dépenses fédérales consacrées à Medicaid sur la période 2017-2026 mais des millions de personnes perdraient la couverture offerte par ce programme, essentiellement en raison de la suppression du financement fédéral de son élargissement organisé par l'Obamacare, selon le CBO.
(Bertrand Boucey et Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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