Brexit: Seuls des "miracles" pourront accélérer les discussions
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Brexit: seuls des "miracles" pourront accelerer les discussions
Francois Lenoir
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Brexit: seuls des "miracles" pourront accelerer les discussions
Francois Lenoir
TALLINN (Reuters) - Il faudra des "miracles" pour passer à la prochaine étape du Brexit dès le Conseil européen du mois prochain, a prévenu vendredi Jean-Claude Juncker en marge de la réunion européenne de Tallinn.
Le président de la Commission européenne a ainsi répondu à Theresa May, qui comptait profiter du sommet sur l'économie numérique organisé dans la capitale estonienne pour promouvoir une accélération des discussions.
Selon les règles que Bruxelles a fixées l'an dernier, l'Europe attend que son négociateur Michel Barnier l'informe que des progrès "significatifs" ont été réalisés sur trois dossiers liés au divorce - facture du Brexit, droits des ressortissants de l'UE au Royaume-Uni, frontière nord-irlandaise - pour ouvrir les discussions sur un accord de libre-échange post-Brexit.
Alors que six mois ont déjà passé depuis que Londres a informé l'UE de sa décision de quitter le bloc, il ne reste plus que dix-huit mois pour négocier le divorce et l'avenir des relations entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept.
Le gouvernement britannique, qui redoute de se retrouver le 30 mars 2019 sans accord sur les termes de sa future relation commerciale avec les Européens, tablait sur une percée lors du Conseil européen des 19 et 20 octobre à Bruxelles.
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Theresa May a offert des concessions le 22 septembre lors d'un discours à Florence et la quatrième session de négociations, qui s'est déroulée de lundi à jeudi, a été marquée par "une nouvelle dynamique", a reconnu Michel Barnier.
Mais Jean-Claude Juncker ne croit toujours pas que les progrès auront été suffisants d'ici là sur les modalités du divorce.
"D'ici la fin octobre, nous n'aurons pas fait les progrès suffisants", a-t-il dit à la presse.
"En cette fin de semaine, je dis qu'il n'y aura pas de progrès suffisants entre aujourd'hui et octobre à moins de miracles", a ajouté le président de l'exécutif européen.
D'autres responsables lui ont fait écho, comme le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, qui a déclaré que les deux parties auraient besoin d'un "petit miracle" pour avancer.
Il est "encore évident qu'il reste du travail à faire", a renchéri le chef du gouvernement irlandais, Leo Varadkar,
Des propos de nature à décevoir Theresa May, qui disait un peu plus tôt avoir perçu des signes encourageants de la part des Européens depuis son discours de Florence.
La Première ministre britannique n'a toutefois pas voulu se prononcer sur l'issue du Conseil européen d'octobre.
(Elizabeth Piper, Julia Fioretti; Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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