L'UKIP se choisit un nouveau dirigeant
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L'ukip se choisit un nouveau dirigeant
Darren Staples
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L'ukip se choisit un nouveau dirigeant
Darren Staples
LONDRES (Reuters) - Le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) s'est choisi vendredi son quatrième leader en un an, l'ancien militaire Henry Bolton, qui aura pour tâche délicate de justifier l'utilité de la formation eurosceptique dans un monde post-Brexit.
Cet ancien officier d'infanterie âgé de 54 ans, qui a aussi servi dans la police, a été élu avec 3.874 voix, soit 30% des militants appelés à voter, au premier jour du congrès annuel de l'UKIP, à Torquay dans le sud-ouest de l'Angleterre.
Il succède à Paul Nuttall, qui a démissionné dans la foulée des élections législatives anticipées du 8 juin, marquées par un effondrement du parti europhobe (1,8% des voix).
Sous la direction de Nigel Farage, l'UKIP avait raflé près de 4 millions de voix aux élections précédentes de 2015, soit 12,6% des suffrages exprimés, et même s'il n'avait récolté qu'un élu en raison du scrutin majoritaire, son programme anti-européen et anti-immigration avait bousculé la donne politique et contribué au succès des partisans du Brexit lors du référendum de juin 2016.
Nigel Farage a démissionné après la consultation et le parti s'est déchiré en interne sur la nouvelle direction à prendre. Dianne James, qui lui a succédé, n'a tenu que dix-huit jours et le favori pour prendre sa suite a démissionné après une bagarre avec un collègue qui l'a mené à l'hôpital.
S'adressant à ses partisans, Henry Bolton a déclaré que sa priorité serait de s'assurer que la Première ministre Theresa May mettra bien en oeuvre la sortie de l'Union européenne.
"Le Brexit est au coeur de notre mission", a-t-il lancé aux délégués.
La principale concurrente de Bolton était Anne Marie Waters, une militante anti-islam qui réclame la fin de l'immigration des musulmans en Grande-Bretagne et a récolté 21,3% des voix.
Bolton, qui s'était présenté en 2005 comme candidat aux législatives sous l'étiquette du pro-européen Parti libéral-démocrate, a rejeté l'extrémisme et la discrimination pendant sa campagne et tenté de définir une vision au-delà du Brexit.
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"Quand nous quitterons l'Union européenne, ce ne sera pas la fin de l'histoire", a-t-il dit vendredi. "Nous quittons l'Union européenne parce qu'en tant que nation, nous voulons avoir le droit à l'autodétermination."
(Michael Holden; Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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