Strasbourg juge les progrès insuffisants sur le Brexit
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Strasbourg juge les progres insuffisants sur le brexit
Yves Herman
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Strasbourg juge les progres insuffisants sur le brexit
Yves Herman
STRASBOURG (Reuters) - Le Parlement européen a estimé mardi, à l'instar de la Commission européenne, que les négociations sur la séparation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne n'étaient pas suffisamment avancées pour aborder une nouvelle phase, celle relatives à leurs relations futures.
Il juge insuffisants les « éclaircissements » apportés par Theresa May sur les trois principaux préalables posés par l'Union européenne (facture du Brexit, droits des ressortissants de l'UE au Royaume-Uni et du Royaume-Uni dans l'UE, frontière nord-irlandaise).
"Il est indispensable que les engagements pris par la Première ministre du Royaume-Uni dans son discours du 22 septembre 2017 se traduisent par des changements tangibles dans la position du Royaume-Uni et par des propositions concrètes en ce sens », dit-il dans une résolution adoptée par 557 voix contre 92 et 29 abstentions.
Le Parlement invite le Conseil européen, « faute d'avancée majeure (...) dans ces trois domaines lors du cinquième cycle de négociations, à décider lors de sa réunion d'octobre de reporter son évaluation visant à déterminer si les progrès accomplis sont suffisants ».
Michel Barnier, négociateur en chef de la Commission européenne pour le Brexit, a lui-même jugé que les ouvertures qui ont suivi la déclaration de Theresa May ne suffiraient pas à faire de la cinquième session de négociation, qui débute la semaine prochaine à Bruxelles, une étape décisive.
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"Nous avons pu avancer sur la protection des droits des citoyens, nous convergeons également sur la question sensible de la situation unique en Irlande », a-t-il reconnu, ajoutant qu'il restait « des divergences sérieuses, en particulier sur le règlement financier ».
« Nous n'accepterons pas de payer à 27 ce qui a été décidé à 28. C'est aussi simple que ça », a-t-il précisé.
Michel Barnier a également mentionné les divergences sur les moyens de garantir les droits des quatre millions et demi de citoyens britanniques dans l'UE ou citoyens de l'UE au Royaume-Uni, qui seront affectés par le Brexit.
Seule la Cour européenne de justice peut, selon lui, assurer « l'interprétation cohérente de part et d'autre de la Manche » du futur accord de retrait, un point contesté par Londres.
« Nous n'avons pas encore réalisé sur ces trois sujets indissociables les progrès suffisants pour envisager en toute confiance la deuxième phase dans la négociation », a-t-il conclu.
Evoquant la période de transition post-Brexit souhaitée par Theresa May, pour deux années maximum, il a précisé que celle-ci ne pourrait s'envisager que « dans les conditions du marché unique ».
Une position que le Parlement européen, qui devra ratifier le futur accord, a également inscrite dans sa résolution.
(Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet)
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