Les Palestiniens dénoncent une "exécution" en Cisjordanie
reuters.com
reuters.com
JERUSALEM (Reuters) - Un Palestinien est mort jeudi lors d'une confrontation avec des militaires israéliens en Cisjordanie. L'Autorité palestinienne a dénoncé une "exécution de sang-froid".
L'armée israélienne a déclaré que l'homme avait tenté d'agresser des soldats. Elle a dit enquêter sur l'incident.
Des images de vidéo-surveillance publiées sur les réseaux sociaux et relayées par plusieurs sites d'information israéliens montrent des soldats en train de frapper un homme à coups de pied et de poing après l'avoir interpellé à Jéricho.
Les autorités palestiniennes l'ont identifié sous le nom de Yassine Omar Serda.
Dans un communiqué, l'armée a déclaré que l'homme s'était précipité vers des soldats en brandissant une barre de fer. Les militaires effectuaient une opération pour arrêter des "suspects" dans la ville.
"En réponse à cette menace immédiate, les troupes ont tiré en direction de l'assaillant, l'ont affronté à bout portant et ont été en mesure de le stopper", a dit l'armée.
"Un couteau a été trouvé en sa possession. Les troupes l'ont évacué vers un hôpital où il a reçu un traitement médical. Sa mort a été annoncée ensuite."
Le ministère palestinien de l'Information a déclaré qu'une vingtaine de soldats avaient passé à tabac Yassine Omar Sera, en le frappant notamment dans l'estomac et dans le dos, parlant d'une "exécution de sang-froid".
La famille de la victime a réclamé une autopsie.
En février 2017, un soldat israélien reconnu coupable d'homicide après avoir abattu un Palestinien blessé et désarmé à la suite d'une agression au couteau en Cisjordanie a été condamné à dix-huit mois de prison.
Le sergent Elor Azaria, un conscrit qui possède la double nationalité franco-israélienne, était passible de vingt ans de prison pour avoir tiré une balle dans la tête du Palestinien près d'Hébron en mars 2016.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Le procès, le premier à viser un soldat israélien pour usage illégal de la force depuis le début de l'"intifada des couteaux" en 2016, a eu une grande résonance politique en Israël.
(Jeffrey HellerJean-Stéphane Brosse pour le service français)
reuters.com