La "désocialisation" des heures supplémentaires appliquée en 2020
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La "desocialisation" des heures supplementaires appliquee en 2020
PHILIPPE WOJAZER
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La "desocialisation" des heures supplementaires appliquee en 2020
PHILIPPE WOJAZER
PARIS (Reuters) - La "désocialisation" des heures supplémentaires, c'est-à-dire la suppression des cotisations sociales des employeurs et salariés, sera mise en oeuvre dans le cadre du budget 2020, a annoncé dimanche le porte-parole du gouvernement.
Cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron - qui rejoint l'esprit de la défiscalisation des heures supplémentaires appliquée sous Nicolas Sarkozy en octobre 2007 et supprimée en septembre 2012 par François Hollande - vise à ce que "le travail paye mieux", a souligné Benjamin Griveaux dans le cadre du "Grand Rendez-vous" Europe 1-Les Echos-CNEWS.
Par le néologisme "désocialisation", le nouvel exécutif entend se démarquer de la loi en faveur "du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat" (TEPA) votée à l'été 2007, le "paquet fiscal" adopté sous le gouvernement de François Fillon.
"Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était engagé à dire qu'il fallait supprimer les cotisations sur les heures supplémentaires. Ce sera fait à l'horizon 2020", a dit Benjamin Griveaux.
Dans un contexte social tendu où le débat sur le pouvoir d'achat des Français renaît, y compris au sein de la majorité présidentielle, le porte-parole du gouvernement a justifié ce calendrier par la nécessité du "sérieux budgétaire" afin de ramener le déficit public français sous la barre des 3%.
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"Pas avant, pour une raison simple : c'est que nous avons aussi une question de sérieux budgétaire à tenir, nous avons une trajectoire, des engagements que nous avons pris vis-à-vis de nos partenaires européens", a-t-il justifié.
Cette mesure, défendue par le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, un ex-sarkozyste, figurait en annexe de la loi de finances 2018 pour un coût annuel de 3,5 milliards d'euros, mais sans échéance.
Benjamin Griveaux a déclaré dimanche qu'il était trop tôt pour évaluer l'impact de la mesure sur la protection sociale.
(Sophie Louet)
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