Allemagne: Carles Puigdemont peut être libéré sous caution
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Feu vert de la justice allemande a une liberation de puigdemont sous caution
FABIAN BIMMER
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Feu vert de la justice allemande a une liberation de puigdemont sous caution
FABIAN BIMMER
BERLIN (Reuters) - Un tribunal du Land allemand de Schleswig-Holstein a annoncé jeudi en fin d'après-midi qu'il autorisait la remise en liberté sous caution de Carles Puigdemont, l'ancien président de la Généralité de Catalogne, et qu'il refusait qu'il soit extradé pour "rébellion".
Carles Puigdemont, arrêté le 25 mars puis incarcéré à Neumünster alors qu'il regagnait la Belgique après un voyage en Finlande, peut recouvrer la liberté moyennant le versement d'une caution de 75.000 euros, a précisé la justice du Schlewig-Holstein. Il restera assujetti à un contrôle judiciaire.
Le tribunal a estimé que les accusations de détournement de fonds publics visant Carles Puigdemont pouvaient servir de base à une possible extradition. En revanche, l'accusation de rébellion n'est pas un délit pénal en Allemagne et la composante violence qui justifierait une accusation de haute trahison fait défaut, a conclu le tribunal en ajoutant que les délibérations sur une éventuelle extradition de Puigdemont allaient se poursuivre.
"Il y a risque de fuite", a reconnu le tribunal en expliquant sa décision d'accorder la liberté sous caution. "Mais étant donné qu'il ne peut être extradé pour rébellion, le risque de fuite est considérablement réduit".
Carles Puigdemont, a déclaré un peu plus tard une porte-parole de la justice allemande, ne pourra pas quitter le territoire allemand sans l'autorisation du parquet, et il devra se présenter à la police une fois par semaine. Il pourra sortir de prison dès qu'il aura versé la caution de 75.000 euros, a-t-elle ajouté.
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S'il venait à être extradé vers l'Espagne sur la base d'accusations de corruption, il ne pourrait pas être poursuivi dans ce pays pour rébellion, a-t-elle continué.
S'il était jugé et reconnu coupable en Espagne, Carles Puigdemont, qui a quitté son pays à l'automne dernier lors de la reprise en main de la Catalogne par le pouvoir espagnol, encourrait jusqu'à 25 ans de prison.
La justice espagnole a émis en mars un mandat d'arrêt européen contre Carles Puigdemont et cinq autres dirigeants séparatistes catalans pour leur rôle dans l'organisation en Catalogne de ce référendum d'autodétermination.
Jeudi soir, le gouvernement espagnol a dit respecter la décision du tribunal du Schleswig-Holstein.
"Le gouvernement ne commente jamais les décisions de justice, tout particulièrement lorsqu'il s'agit de décisions de justice d'un autre tiers. Il les respecte toujours, qu'il les apprécie ou non", a dit une porte-parole du gouvernement.
(Thomas Escritt; Eric Faye pour le service français)
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