Rohani redit que l'Iran pourrait rester dans l'accord de 2015
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Rohani redit que l'iran pourrait rester dans l'accord de 2015
Stephanie Keith
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Rohani redit que l'iran pourrait rester dans l'accord de 2015
Stephanie Keith
DUBAI (Reuters) - Le président iranien Hassan Rohani a réaffirmé dimanche que la République islamique resterait dans le cadre de l'accord de juillet 2015 sur son programme nucléaire, dont les Etats-Unis se sont retirés, si ses intérêts peuvent être protégés.
"Le retrait américain est une violation de la morale et de la façon de mener une politique et une diplomatie, et une atteinte aux règles internationales", a-t-il dit lors d'un entretien avec son homologue sri-lankais.
"Si les cinq autres pays (signataires) continuent de suivre l'accord, l'Iran restera dans ce compromis en dépit de la volonté de l'Amérique", a-t-il poursuivi, réitérant une position déjà affichée lors de l'annonce du retrait américain mardi.
Son ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s'est embarqué samedi dans une tournée diplomatique pour rencontrer les cinq autres pays signataires de l'accord négocié avec la République islamique.
A son arrivée à Pékin, le chef de la diplomatie iranienne a dit espérer que sa visite en Chine, en Russie puis à Bruxelles permettrait de "construire un avenir clair" pour l'accord sur le nucléaire.
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Wang Yi, son homologue chinois, s'est dit convaincu que la tournée de Zarif "améliorera(it) la compréhension de la position iranienne" et aidera(it) Téhéran à protéger "ses intérêts nationaux légitimes".
A Bruxelles, Zarif rencontrera mardi la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, et les ministres des Affaires étrangères de la France, de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne, les trois pays européens signataires de l'accord.
Cité par l'agence de presse iranienne Irna, le chef des gardiens de la Révolution, le général Mohammad Ali Jafari a mis en garde contre la tentation de s'en remettre aux puissances extérieures pour garantir la sécurité de l'Iran.
"La sortie de l'Amérique vise à briser la résistance du peuple iranien, ce qui n'est pas nouveau (...) mais le problème aujourd'hui n'est pas les sanctions américaines, c'est le fait que certains responsables regardent vers l'extérieur plutôt que d'examiner nos propres atouts", a-t-il déclaré. Mercredi, Jafari avait mis en doute la faculté des pays européens à préserver l'accord de Vienne.
La décision annoncée mardi par Donald Trump a ouvert la voie à un rétablissement, dans un délai de 90 à 180 jours, des sanctions américaines à l'égard notamment des entreprises européennes ayant des relations d'affaires avec l'Iran.
(Bureau de Dubaï; Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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