Washington espère rallier les Européens à sa position sur l'Iran
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Washington espere rallier les europeens a sa position sur l'iran
Kevin Lamarque
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Washington espere rallier les europeens a sa position sur l'iran
Kevin Lamarque
WASHINGTON (Reuters) - Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton n'a pas exclu dimanche des sanctions contre les entreprises européennes faisant affaire avec l'Iran tandis que le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a dit espérer que Washington et ses alliés parviendraient rapidement à conclure un nouvel accord nucléaire avec Téhéran.
Donald Trump a annoncé mardi le retrait des Etats-Unis de l'accord de 2015 encadrant le programme nucléaire de l'Iran.
Cette décision unilatérale, critiquée par les signataires européens de l'accord de Vienne - France, Royaume-Uni, Allemagne -, a ouvert la voie à un rétablissement, dans un délai de 90 à 180 jours, des sanctions américaines à l'égard notamment des entreprises européennes ayant des relations d'affaires avec l'Iran. Paris, Londres et Berlin ont affiché leur volonté de rester dans l'accord, avec la Russie et la Chine.
"C'est possible, cela dépend des autres gouvernements", a déclaré John Bolton à propos des sanctions contre des entreprises européennes, sur CNN dans le cadre de l'émission "State of the Union".
Interrogé parallèlement sur Fox News, Mike Pompeo a assuré que les Etats-Unis ne visaient pas l'Europe quand ils ont décidé de se retirer de l'accord de Vienne.
"J'espère que dans les jours et semaines à venir, nous pourrons parvenir à un accord qui fonctionne véritablement, qui protège vraiment le monde contre le mauvais comportement de l'Iran, pas seulement son programme nucléaire, mais aussi ses missiles et son comportement malveillant", a-t-il dit.
"Je pense que les Européens verront qu'il est dans leur intérêt, au bout du compte, de nous accompagner", a déclaré de son côté John Bolton, qui a estimé que Paris, Londres, Berlin et l'Union européenne, également signataire de l'accord de Vienne, étaient encore en train de digérer la décision de Donald Trump.
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"Ils ont vraiment été surpris qu'on se retire, vraiment surpris qu'on impose de nouveau des sanctions sévères. Je pense que (ce sentiment) va s'estomper. On verra ce qu'il se passe ensuite", a poursuivi John Bolton.
(Valerie Volcovici, Sarah N. Lynch; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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